Sur les nouveaux 4.368 courriels d’Hillary Clinton publiés, 125 contenaient des informations sensibles

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Le département d'État a publié lundi 31 août 2015 à 21h (heure de Washington) sur son site internet un nouveau train d'emails (4.368 précisément, soit exactement 7.121 pages) envoyés, reçus ou transmis depuis une adresse et un serveur privés, lorsque la candidate démocrate était à la tête du Département, de 2009 à 2013. (Capture d'écran/45eNord.ca/Department of State)
Le département d’État a publié lundi 31 août 2015 à 21h (heure de Washington) sur son site internet un nouveau train d’emails (4.368 précisément, soit exactement 7.121 pages) envoyés, reçus ou transmis depuis une adresse et un serveur privés, lorsque la candidate démocrate était à la tête du Département, de 2009 à 2013. (Capture d’écran/45eNord.ca/Department of State)

Une centaine de courriels de Hillary Clinton du temps où elle était secrétaire d’État, sur plus de 4.000 rendus publics lundi soir, ont été reclassés rétroactivement parce qu’ils contenaient des informations jugées a posteriori sensibles, selon la diplomatie américaine.

Dans cette polémique qui pollue la campagne pour la présidentielle 2016 de Mme Clinton, le département d’État a publié lundi soir sur son site internet un nouveau train d’emails (4.368 exactement, soit environ 7.000 pages) envoyés, reçus ou transmis depuis une adresse et un serveur privés, lorsque la candidate démocrate à la Maison Blanche pilotait le ministère des Affaires étrangères (2009-2013).

Le département d’État doit depuis le printemps, sur ordre de la justice, éplucher, classer et rendre publics par étape, tous les mois, des centaines ou des milliers d’emails sur les plus de 30.000 courriers électroniques professionnels de son ancienne patronne.

Il y a 15 jours déjà, le ministère avait reconnu qu’une soixantaine de ces courriels avaient dû être reclassés de manière rétroactive, au niveau « confidentiel », l’échelon le plus bas selon la réglementation draconienne en matière de communication et d’échange d’informations en externe et en interne pour l’administration américaine.

Sur les quelque 7.000 pages rendues publiques lundi soir, « je crois qu’il y a à peu près 150 » pages — soit une centaine d’emails supplémentaires– qui ont été « surclassées » de manière rétroactive, a reconnu le porte-parole du département d’Etat Mark Toner, interrogé lors de son point de presse.

Les emails, consultables électroniquement sur le site du département d’État, sont classés par date, de 2009 à 2010.

Certaines reproductions des courriels ont un contenu tronqué et sont étiquetées « publication partielle ».

Un inspecteur général du Renseignement est chargé de ce travail de reclassification a posteriori des courriels de Mme Clinton. Le département d’État a assuré lundi qu’il en était dorénavant à « 25% » de la totalité de la correspondance officielle de l’ancienne secrétaire d’État devant être publiée.

La justice a fixé l’échéance de la publication complète à janvier 2016, moins d’un an avant la présidentielle.

Mme Clinton a envoyé, reçu ou fait suivre, durant son mandat de secrétaire d’État, 62.320 courriels depuis une boîte email privée (clintonemail.com) plutôt qu’en utilisant une adresse gouvernementale (state.gov), comme c’est la règle et comme le faisaient ses conseillers.

Elle a restitué au département d’État, sur copies papier et pour archivage électronique, les 30.490 courriels qu’elle considère comme professionnels. Mme Clinton avait jugé que les 31.830 emails restants étaient personnels et elle les a effacés de son serveur privé.

La candidate démocrate à la présidentielle 2016 s’était déclarée il y a quelques jours « convaincue » de n’avoir « jamais envoyé ou reçu d’information qui était classifiée au moment de son envoi ou de sa réception ».

L’opposition républicaine, majoritaire au Congrès, la cible régulièrement sur cette affaire, l’accusant de manque de transparence. L’un de ses rivaux, le milliardaire Donald Trump, l’avait même jugée « discréditée » par cette polémique.

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