Syrie: au moins 13 morts dans un bombardement rebelle à Alep

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Des personnes inspectent les décombres après un bombardement aérien du régime syrien sur Alep, le 24 mai 2015. (AFP/Archives/Baraa al-Halabi)
Des personnes inspectent les décombres après un bombardement aérien du régime syrien sur Alep, le 24 mai 2015. (AFP/Archives/Baraa al-Halabi)

Au moins 13 personnes ont péri mardi dans un bombardement rebelle à Alep et sept autres dans un attentat à la voiture piégée à Hassaké, dans le nord de la Syrie, selon les médias officiels.

A Alep, deuxième ville du pays, au moins 13 civils ont été tués et 85 blessés par des roquettes lancées par les rebelles sur cinq quartiers contrôlés par le régime dans l’ouest de la métropole, selon la télévision d’État.

L’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) a fait état de son côté de six morts et de dizaines de blessés dans l’ex-capitale économique de la Syrie, divisée depuis juillet 2012 entre régime et insurgés.

Par ailleurs, le groupe jihadiste État islamique (EI) a revendiqué mardi un attentat à la voiture piégée qui a fait sept morts et 21 blessés à Hassaké, au lendemain d’une double attaque similaire qui a tué des dizaines de personnes dans cette ville du nord-est, selon la télévision.

Pour sa part, Rami Abdel Rahmane, directeur de l’OSDH, avait fait état du décès de deux membres des YPG (unités de protection du peuple kurde) et de deux civils dans une attaque contre une position kurde dans le nord-ouest de Hassaké. Plus de 30 personnes, en majorité des civils, ont été blessées, dont dix grièvement.

Lundi, au moins 32 personnes avaient été tuées dans un double attentat à la voiture piégée dans deux quartiers de Hassaké, dont le contrôle est partagé par les combattants kurdes et les forces du régime, selon un dernier bilan de l’OSDH.

Les deux attentats, qui avaient aussi été revendiqués par l’EI, avaient coûté la vie à 19 civils dont deux enfants, à sept membres des milices pro-régime et à six combattants kurdes, a précisé l’ONG.

Le groupe jihadiste était entré en juin dans Hassaké, prenant plusieurs quartiers, mais en a été chassé un mois plus tard à l’issue de combats impliquant les troupes du régime et les combattants kurdes.

Plus de 240.000 personnes sont mortes et des millions d’autres ont fui leurs foyers depuis le début du conflit en mars 2011. Celui-ci a été déclenché par la répression de manifestations antigouvernementales pacifiques, qui ont dégénéré en révolte armée puis en guerre civile.

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