Syrie: l’armée reprend à l’EI une partie d’un important champ pétrolier

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Vue du champ pétrolier de Rmeilane, dans le nord-est de la Syrie, le 15 juillet 2015. (AFP/Youssef Karwashan)
Vue du champ pétrolier de Rmeilane, dans le nord-est de la Syrie, le 15 juillet 2015. (AFP/Youssef Karwashan)

Les troupes du régime syrien ont repris mardi aux jihadistes du groupe Etat islamique (EI) une partie d’un important champ pétrolier dans la province centrale de Homs, a indiqué l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

L’EI s’était emparé dimanche de larges secteurs du champ de Jazal, situé à une vingtaine de km au nord-ouest de Palmyre et l’un des derniers aux mains du régime, générant un arrêt de la production.

Deux jours plus tard, l’armée, aidée de miliciens prorégime, a repris ces secteurs mais l’EI continue de contrôler un complexe résidentiel pour les employés pétroliers de la localité de Jazal, près duquel des combats avaient toujours lieu, a précisé l’OSDH.

Jazal est le dernier grand champ pétrolier aux mains du régime. Les jihadistes avaient déjà pris et perdu en juin ce champ qui champ produisait avant la guerre environ 2.500 barils par jour.

L’EI, qui a profité de la guerre civile pour s’implanter en Syrie, a saisi un grand nombre de champs pétroliers, notamment dans la province orientale de Deir Ezzor.

La production de pétrole en Syrie a plongé depuis le début de la guerre, en mars 2011. Fin 2014, elle avait chuté à 9.329 bj contre 380.000 avant le conflit.

Le régime a cependant accès au brut pompé par les forces kurdes qui contrôlent le grand champ de Rmeilan au nord-est et y raffinent du brut.

Le conflit a été déclenché par la répression sanglante de manifestations antigouvernementales pacifiques, qui ont dégénéré en révolte armée puis en guerre civile brutale. Les combats opposent désormais régime, rebelles, Kurdes et jihadistes qui s’affrontent sur un territoire de plus en plus morcelé.

La guerre a fait plus de 240.000 morts, selon une ONG. Plus de quatre millions de Syriens ont fui le pays.

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