Syrie: pas «d’alternative» au régime de Damas, estime Moscou

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Le Président syrien Assad reçoit l'envoyé spécial du vice-ministre des Affaires étrangères, le 10 décembre 2014. (Présidence syrienne)
Le Président syrien Assad alors qu’il recevait l’envoyé spécial du vice-ministre des Affaires étrangères russe le 10 décembre 2014. (Archives/Présidence syrienne)

Le Kremlin a estimé samedi qu’il n’y avait pas d' »alternative » au régime syrien pour lutter contre l’organisation État islamique (EI), rejetant les critiques du président américain Barack Obama sur la stratégie russe en Syrie.

Le président Barack Obama a estimé vendredi que la stratégie de la Russie en Syrie consistant à soutenir le régime de Bachar al-Assad était « vouée à l’échec ».

Les critiques américaines « ne sont absolument pas nouvelles », lui a répondu samedi le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, ajoutant que la Russie « les avait déjà entendues ».

« Malheureusement, jusqu’à présent personne ne peut de manière compréhensible expliquer quelle serait l’alternative au gouvernement syrien légitime pour assurer la sécurité dans le pays, lutter contre l’avancée de l’EI et assurer l’unité du pays », a lancé M.Peskov, cité par les agences de presse russes.

Alliée indéfectible du président syrien Bachar al-Assad, la Russie s’est toujours opposé à son départ, appelant la coalition internationale menée par les Etats-Unis à coopérer avec l’armée syrienne régulière pour mieux coordonner ses frappes contre l’EI.

« C’est peut-être le plus important des postulats, le point de départ essentiel, celui dont découle la position de Moscou: nous considérons qu’imposer une quelconque décision au peuple syrien est inacceptable et dangereux », a déclaré M. Peskov.

Le président russe Vladimir Poutine a à de nombreuses reprises estimé qu’il fallait respecter la souveraineté du régime de Damas.

Depuis plusieurs jours, les tensions sont vives entre Moscou et les États-Unis sur le dossier syrien, Washington accusant Moscou de déployer du matériel et des soldats russes près de Lattaquié, fief alaouite du président Bachar al-Assad, tandis que Moscou a démenti toute renforcement de sa présence militaire en Syrie.

Le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a néanmoins admis pour la première fois que des avions russes à destination de Syrie transportaient non seulement de l’aide humanitaire, mais aussi « des équipements militaires conformément aux contrats existants » signés avec le pouvoir syrien.

Deux avions russes transportant une aide humanitaire ont atterri samedi en Syrie, selon l’agence officielle syrienne Sana.

De plus, deux navires de débarquement de chars russes sont arrivés au port méditerranéen de Tartous, où la Russie dispose d’une base permanente, selon des responsables américains.

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