Ukraine: deux Russes, dont un soldat, arrêtés à la frontière russo-ukrainienne

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Des militaires russes à Soledar dans la région de Donetsk (Ukraine), le 27 septembre 2014 (Anatolii Boiko/AFP)
Des militaires russes à Soledar dans la région de Donetsk (Ukraine), le 27 septembre 2014 (Anatolii Boiko/AFP)

Deux citoyens russes, dont un militaire, ont été arrêtés samedi dans la région de Lougansk, dans l’est de l’Ukraine, pour avoir illégalement franchi la frontière entre l’Ukraine et la Russie, ont annoncé les gardes-frontière ukrainiens.

Les deux hommes, arrêtés dans la matinée dans le village de Milové, frontalier de la Russie, portaient un uniforme militaire sans insigne, ont-ils précisé dans un communiqué.

Mais seul l’un d’eux possédait des papiers attestant du fait qu’il soit militaire. Selon ces documents, l’homme est basé dans la région de Voronej, à 300 km de la frontière ukrainienne dans le sud de la Russie.

Moscou a pour sa part dénoncé « l’enlèvement » de ses citoyens.

« Ce matin, vers 06H00, le soldat contractuel Viktor Barssoukov a été enlevé par des membres des services spéciaux ukrainiens dans le village de Tchertkovo dans la région de Rostov et emmené en territoire ukrainien », a indiqué le ministère russe de la Défense, cité par l’agence de presse Ria Novosti.

Selon cette même source, le deuxième homme n’est autre que son frère, un civil.

« Nous exigeons la libération immédiate des citoyens russes et recommandons vivement pour la suite de ne plus se livrer à de telles provocations », a ajouté le ministère de la Défense.

Cet incident intervient moins d’une semaine après l’annonce de l’arrestation par des gardes-frontières russes de trois soldats ukrainiens en Crimée, annexée en mars 2014 par Moscou.

Cette annexion a été suivie en avril 2014 d’une guerre dans l’est de l’Ukraine opposant l’armée régulière aux rebelles prorusses.

Kiev et les Occidentaux accusent la Russie d’envoyer des troupes régulières et des armes en soutien aux séparatistes dans l’Est, où le conflit a déjà fait près de 8.000 morts. Moscou a toujours nié toute implication.

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