Washington honore la mémoire des agents de sécurité de ses diplomates

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Une plaque portant les noms de 137 personnes, Américains et étrangers, a été inaugurée en banlieue de Washington au siège du Service de la Sûreté diplomatique le 18 septembre 2015. (State Department)
Une plaque portant les noms de 137 personnes, Américains et étrangers, a été inaugurée en banlieue de Washington au siège du Service de la Sûreté diplomatique le 18 septembre 2015. (State Department)

Les États-Unis, qui possèdent le premier réseau diplomatique et consulaire de la planète, ont rendu hommage vendredi à la mémoire de près de 140 agents de sécurité fédéraux, morts en protégeant les diplomates et ambassades à travers le monde.

Une plaque portant les noms de 137 personnes, Américains et étrangers, a été inaugurée en banlieue de Washington au siège du Service de la Sûreté diplomatique, la force de police du département d’État qui compte quelque 3.400 employés, dont plus de la moitié sont des agents fédéraux assermentés et armés.

« C’est un moment de fierté de pouvoir honorer ceux qui ont servi à l’étranger, dans tous ces différents pays où nous rencontrons tant de difficultés », a confié à l’AFP le patron de la Sûreté diplomatique, Bill Miller.

La cérémonie était présidée par le premier adjoint du secrétaire d’État John Kerry, Antony Blinken.

L’imposant réseau diplomatique et consulaire des Etats-Unis, qui comprend le département d’Etat à Washington et près de 300 ambassades, consulats et missions à travers le monde, fait travailler au total quelque 70.000 personnes.

Sur les 3.400 employés de la Sûreté diplomatique, plus de 2.000 sont des agents fédéraux chargés de protéger les représentations américaines à l’étranger, les bâtiments du département d’Etat à Washington et d’assurer la sécurité des diplomates en déplacement, et avant tout de John Kerry qui voyage quasiment en permanence.

Des tragédies dans des ambassades américaines sont d’ores et déjà entrées dans l’Histoire: l’évacuation de la chancellerie américaine à Saïgon en 1975, la prise d’otages de l’ambassade à Téhéran en 1979, les attentats d’Al-Qaïda contre les ambassades de Nairobi et Dar es Salaam en 1998 ou encore l’attaque en septembre 2012 contre le consulat américain de Benghazi en Libye, où l’ambassadeur et trois autres agents américains avaient été tués.

« Les menaces, selon M. Miller, sont de plus en plus fortes et de plus en plus nombreuses ».

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