Après une pause, les États-Unis vont maintenant intensifier leurs bombardements aériens contre l’EI (VIDÉO)

Le Secrétaire américain à la Défense Ashton Carter témoigne sur la stratégie militaire américaine au Moyen-Orient devant le Comité sénatorial des forces armées à Washington, DC, le 27 octobre 2015. Le général des Marines Joseph F. Dunford Jr., chef d'État-major interarmées des États-Unis, a également témoigné devant le comité. (DoD/US Air Force/sergent-major Adrian Cadix)
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Le Secrétaire américain à la Défense Ashton Carter témoigne  sur la stratégie militaire américaine au  Moyen-Orient devant le Comité sénatorial des forces armées à Washington, DC, le 27 octobre 2015. Le général des Marines Joseph F. Dunford Jr., chef d'État-major interarmées des États-Unis, a également témoigné devant le comité. (DoD/US Air Force/sergent-major Adrian Cadix)
Le Secrétaire américain à la Défense Ashton Carter témoigne sur la stratégie militaire américaine au Moyen-Orient devant la commission des forcées armées du Sénat à Washington, DC, le 27 octobre 2015. Le général des Marines Joseph F. Dunford Jr., chef d’État-major interarmées des États-Unis, a également témoigné devant le comité. (DoD/US Air Force/sergent-major Adrian Cadix)

Les États-unis vont intensifier leurs bombardements aériens contre les jihadistes de l’Etat islamique (EI), et n’excluent pas de mener d’autres « actions directes au sol », a affirmé le chef du Pentagone mardi.

« Nous prévoyons d’intensifier notre campagne aérienne, y compris avec des appareils supplémentaires de la coalition et des États-Unis, pour cibler l’EI avec des frappes plus nombreuses et plus fortes », a déclaré le ministre américain de la Défense, Ashton Carter, devant la commission des forcées armées du Sénat.

« Cela comprendra davantage de frappes contre des cibles de grande valeur de l’EI à mesure que notre renseignement s’améliore », a-t-il précisé.

« Nous ne nous interdirons pas de soutenir des partenaires capables de mener à l’occasion des attaques contre l’EI, ou de mener ces missions nous-mêmes, que ce soit par des frappes aériennes ou des actions directes au sol », a ajouté le secrétaire à la Défense.

M. Carter n’a pas précisé si ces actions seraient menées par des forces conventionnelles ou par des forces spéciales, mais il a répété qu’il ne soutenait pas l’idée de zones d’exclusion aérienne en Syrie.

Vendredi, M. Carter avait laissé entendre que des militaires américains pourraient de nouveau participer en Irak à des opérations terrestres contre l’EI, comme celle menée jeudi par des forces spéciales pour libérer des prisonniers du groupe djihadiste. Cette opération a coûté la vie à un soldat américain, le premier à mourir en Irak depuis 2011.

M. Carter a précisé que Washington se concentrerait désormais sur « trois R »: Raqa, Ramadi et raids.

Ramadi est la capitale de la province d’Anbar, dans l’ouest de l’Irak, que les forces irakiennes tentent de reprendre à l’EI, avec le soutien des frappes aériennes de la coalition.

Le ministre américain de la Défense a fait cette annonce alors que la coalition militaire semble mener moins de frappes qu’auparavant en Syrie contre l’EI, ce que les responsables du Pentagone attribuent au manque de cibles et non à la campagne aérienne lancée récemment par la Russie en Syrie.