Colombie: les FARC troquent l’instruction militaire pour la politique

Le chef des FARC, Timoleon «Timochenko» Jiménez dans une interview avec Piedad Cordoba enregistrée à La Havane et diffusée le 29 septembre 2015 par la chaîne vénézuélienne Telesur. (capture d'écran/45eNord.ca/Telesur)
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Le chef des FARC, Timoleon «Timochenko» Jiménez dans une interview avec Piedad Cordoba enregistrée à La Havane et diffusée le 29 septembre 2015 par la chaîne vénézuélienne Telesur. (capture d'écran/45eNord.ca/Telesur)
Le chef des FARC, Timoleon «Timochenko» Jiménez dans une interview avec Piedad Cordoba enregistrée à La Havane et diffusée le 29 septembre 2015 par la chaîne vénézuélienne Telesur. (capture d’écran/45eNord.ca/Telesur)

Le numéro un de la guérilla colombienne des FARC, Timochenko, a annoncé avoir donné l’ordre à ses troupes de «suspendre» l’instruction militaire pour se consacrer désormais à la «formation politique et culturelle», dans le cadre du processus pour mettre fin au conflit armé.

Le dirigeant de la principale guérilla du pays a fait cette annonce dans un message envoyé mercredi soir sur son compte Twitter et adressé au président colombien Juan Manuel Santos.

Timochenko n’avait pas utilisé son compte Twitter, où il compte 13,1 millions d’abonnés, depuis le 4 novembre 2012, 15 jours avant l’ouverture de négociations de paix à Cuba entre les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC, marxistes) et le gouvernement.

Ces négociations ont connu un coup d’accélérateur la semaine dernière avec l’annonce d’un accord judiciaire, pierre angulaire d’un accord de paix définitif qui devrait être signé d’ici six mois.

Pour sceller cette étape, M. Jiménez, qui vit dans la clandestinité en raison de ses poursuites pour terrorisme notamment, comme M. Santos se sont déplacés à Cuba, une rencontre inédite entre les deux hommes.

Mais si la Colombie entrevoit la fin d’«une longue nuit», selon son président, il lui reste encore des obstacles à franchir. Car, bien qu’acteur majeur du conflit, les FARC, créées en 1964 et qui comptent encore 7000 combattants, ne sont pas les seules forces non gouvernementales à y être impliquées.

Au fil des décennies, se sont en effet affrontés guérillas d’extrême gauche réclamant une plus juste répartition des terres, paramilitaires d’extrême droite défendant les grands propriétaires et forces armées, sur fond d’intense trafic de cocaïne, dont la Colombie est le premier producteur mondial.