Cour martiale: le lieutenant-colonel Martin Bernier a reçu sa sentence

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Lieutenant-colonel Martin Bernier, ancien commandant du Centre d’instruction de la 2e division des Forces canadiennes (Facebook)
Lieutenant-colonel Martin Bernier, ancien commandant du Centre d’instruction de la 2e division des Forces canadiennes (Facebook)

La Cour martiale a finalement condamné le lieutenant-colonel Martin Bernier, qui avait plaidé coupable le 8 octobre à deux accusations de harcèlement sexuel sur deux militaires, à payer une amende de 2000 $ et lui a attribué un blâme.

Lors de l’audience de détermination de la peine la semaine dernière, le lieutenant-colonel avait assumé la responsabilité de ses gestes et accepté le blâme, même s’il dit n’avoir qu’un souvenir flou des événements puisqu’il était en état d’ébriété avancé, le lieutenant-colonel Bernier a déclaré: «C’est absolument inexcusable, je n’ai pas d’explications, je ne veux pas me trouver des excuses, je ne veux pas mettre ça sur le dos de l’alcool», ajoutant aussi que «ce n’est pas les deux victimes qui ont couru après. Elles sont des victimes là-dedans, je le reconnais pleinement».

Les faits remontent à il y a presque un an jour pour jour, dans la nuit du 18 au 19 octobre 2014, au Centre des congrès de Québec, alors que se déroulait la Soirée du 100e anniversaire du Royal 22e Régiment, qui mettait un terme aux célébrations entourant le centenaire du régiment. Le lieutenant-colonel Bernier commandait à l’époque le Centre d’instruction de la 2e Division du Canada. Les deux victimes étaient ses subalternes.

Le lieutenant-colonel Bernier avait admis lors du procès avoir agrippé les fesses des deux femmes militaires lors d’une fête soulignant le 100e anniversaire du Royal 22e Régiment en octobre 2014, au Centre des congrès de Québec. Le haut gradé avait aussi été accusé d’agression sexuelle. Ces accusations ont toutefois été abandonnées quand il a plaidé coupable dans les dossiers de harcèlement.

Lors des observations sur la peine, la semaine dernière, l’avocat de la défense, le capitaine de corvette Patrice Desbiens, avait estimé que le lieutenant-colonel Martin Bernier avait eu «un moment d’égarement» et qu’il fallait plutôt le juger sur l’intégralité de sa carrière qui a commencé en 1988.

La poursuite, représentée par le major Philippe Doucet, suggérait une rétrogradation de Martin Bernier, tandis que la défense suggérait pour sa part pour sa part une réprimande assortie d’une amende de 2.000 $. Ce sera donc plutôt à l’avis de la défense que s’est rangé la cour.