Iran: feu vert de Khamenei à l’accord nucléaire malgré des ambiguïtés

Le guide suprême iranien, Ali Khamenei, à Téhéran le 9 août 2013 (Iranian presidency)
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Le guide suprême iranien, Ali Khamenei, à Téhéran le 9 août 2013 (Iranian presidency)
Le guide suprême iranien, Ali Khamenei, à Téhéran le 9 août 2013 (Iranian presidency)

Le guide suprême d’Iran, l’ayatollah Ali Khamenei, a donné mercredi son feu vert à l’accord nucléaire avec les grandes puissances malgré des ambiguïtés et des faiblesses structurelles, a-t-il indiqué dans une lettre au président, Hassan Rohani.

Le résultat des négociations ayant abouti à l’accord nucléaire du 14 juillet a de nombreuses ambiguïtés et des faiblesses structurelles, écrit le guide, qui approuve néanmoins la décision du Conseil suprême de la sécurité nationale (CSSN) d’appliquer l’accord, selon les médias iraniens.

Selon M. Khamenei, ces ambiguïtés et la possibilité de violation de l’accord par les grandes puissances, en particulier les Etats-Unis, rendent nécessaire la création d’une commission forte et vigilante pour surveiller le travail et l’application des engagements de l’autre partie. La composition de cette équipe et ses devoirs seront définies par le CSSN, écrit-il.

Il estime que dans les huit années à venir au cours desquelles l’Iran doit limiter son programme nucléaire, toute nouvelle sanction, sous n’importe quel prétexte, notamment le terrorisme ou les droits de l’Homme, qui serait prise par n’importe quel pays engagé dans les négociations sera une violation de l’accord et le gouvernement sera obligé de l’arrêter.

Conclu le 14 juillet à Vienne après deux ans d’âpres négociations, cet accord historique entre Iran, Etats-Unis, Chine, Russie, Royaume-Uni, France et Allemagne ouvre la voie à la levée des sanctions économiques internationales imposées à Téhéran, en échange de son engagement à renoncer à l’arme atomique et de limiter son programme nucléaire civil pour une période de huit à 15 ans selon les dossiers.

Il a été approuvé le 13 octobre par le Parlement iranien après l’échec aux Etats-Unis des tentatives des Républicains de le bloquer au Congrès.