La coalition militaire arabe au Yémen n’a pas bombardé d’hôpital de MSF, selon Ryad

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De la fumée au-dessus d'un dépôt d'armes, cible des frappes aérienne de la coalition arabe, le 11 septembre 2015 à Sanaa. (AFP/MOHAMMED HUWAIS)
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De la fumée au-dessus d'un dépôt d'armes, cible des frappes aérienne de la coalition arabe, le 11 septembre 2015 à Sanaa. (AFP/MOHAMMED HUWAIS)
De la fumée après un bombardement, le 11 septembre 2015 à Sanaa. (AFP/MOHAMMED HUWAIS)

L’Arabie saoudite a nié mercredi que la coalition militaire arabe qu’elle conduit contre les rebelles au Yémen ait bombardé un hôpital de Médecins sans frontières (MSF), comme l’avait affirmé l’ONG et le secrétaire général de l’ONU.

L’hôpital situé dans la ville de Saada (nord) a été touché lundi, mais il n’y aurait pas de victimes selon MSF.

« Les avions de la coalition arabe n’ont pas attaqué l’hôpital » et n’étaient pas à Saada quand il a été bombardé, a affirmé la mission de l’Arabie saoudite aux Nations unies dans un communiqué.

Les forces de la coalition avaient reçu les données de localisation de l’hôpital qui figuraient parmi les « cibles interdites », a précisé la mission saoudienne. « Par conséquent, cet hôpital n’a pas pu être visé par les forces de la coalition », a-t-elle ajouté.

La mission saoudienne a indiqué qu’une enquête était en cours et a exprimé ses « profonds regrets » que le chef de l’ONU Ban Ki-moon ait imputé ce bombardement à la coalition « sans attendre d’avoir toutes les informations précises sur ce regrettable incident ».

Dans un communiqué de son porte-parole, M. Ban avait condamné lundi « les frappes menées par la coalition conduite par l’Arabie saoudite qui ont touché l’hôpital Haydan géré par MSF ».

Il avait renouvelé son appel à la cessation des combats entre la coalition militaire arabe et les rebelles Houthis, qui sont eux soutenus par l’Iran.

L’ONU est préoccupé par le lourd bilan de victimes civiles de ces bombardements, lancés en mars et qui ont généré une grave crise humanitaire, 80% des habitants au Yémen ayant désormais besoin d’aide.

Ce conflit a fait plus de 5.000 morts et 25.000 blessés depuis fin mars, selon l’ONU.

L’émissaire de l’ONU au Yémen, Ismaïl Ould Cheikh Ahmed, a annoncé vendredi qu’il préparait la tenue de négociations entre les parties en conflit.

L’adjoint d’Ismaïl Ould Cheikh Ahmed se trouve désormais à Oman en discussions avec des responsables Houthis et doit se rendre à Ryad pour s’entretenir avec des responsables du gouvernement, a rapporté l’ambassadeur du Yémen auprès des Nations unies, Khaled Hussein Alyemany.

Alors qu’aucune date n’a été fixée à ce stade, l’ambassadeur a dit espérer que les négociations soient lancées dans les deux premières semaines de novembre, vraisemblablement à Genève.