La présence du Hezbollah en Syrie «plus importante que jamais»

Le chef du mouvement chiite libanais Hezbollah, Hassan Nasrallah (Archives/AFP)
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Le chef du mouvement chiite libanais Hezbollah, Hassan Nasrallah (Archives/AFP)
Le chef du mouvement chiite libanais Hezbollah, Hassan Nasrallah (Archives/AFP)

Le chef du Hezbollah chiite libanais Hassan Nasrallah a affirmé dimanche que son mouvement participait à « une bataille essentielle et décisive » en Syrie, avec une présence « plus importante que jamais ».

Son intervention sur la chaîne de télévision du Hezbollah, Al-Manar, a eu lieu pour commémorer la mort d’une importante personnalité du parti chiite, Hassan Hussein al-Hajj, plus connu sous le nom d’Abou Mohamed.

Ce dernier est mort le 10 octobre à Sahl Ghab, une plaine stratégique au nord-ouest de la Syrie, où les miliciens du Hezbollah sont déployés pour combattre aux côtés des troupes du président syrien Bachar al-Assad.

Les combattants du Hezbollah se sont battus « pendant 30 ans à la frontière palestinienne et se trouvent aujourd’hui à Sahl Ghab où est mort Abou Mohamed », a déclaré M. Nasrallah.

La présence du mouvement chiite en Syrie « est plus importante que jamais –qualitativement, quantitativement et en matière d’équipement– parce que nous nous trouvons face à une bataille essentielle et décisive », a-t-il poursuivi.

Le Hezbollah a envoyé des milliers de combattants en Syrie pour appuyer l’armée du régime.

Certains reprochent au Hezbollah de se détourner ainsi de son ennemi principal au sud du Liban, Israël, qui lui avait mené une guerre d’un mois en 2006.

Hassan Nasrallah a essayé de tempérer ces critiques en affirmant que l’Etat hébreu et les groupes extrémistes en Syrie, comme l’Etat islamique (EI), avaient les mêmes objectifs.

« Les deux projets –le sioniste et le takfiri (désigne généralement les groupes jihadistes ou islamistes radicaux sunnites, ndlr)– ont le même objectif: détruire nos peuples et nos sociétés », a-t-il dit.

Il a assuré que le Hezbollah continuera à protéger le Liban d’Israël tout comme il combat les groupes extrémistes en Syrie.

« Sans la persévérance au sol face à Daech et ses alliés… qu’en serait-il de la région aujourd’hui, en Irak, en Syrie et au Liban? », a-t-il poursuivi, utilisant l’acronyme arabe pour désigner l’EI.

Le chef du Hezbollah a toutefois reconnu que le combat en Syrie « risque d’être long », mais il a affirmé qu’il est nécessaire pour « protéger ces pays et ces régions ».