La Russie prête à établir des contacts avec l’Armée syrienne libre, selon la diplomatie russe

Des combattants du "Premier bataillon" de l'Armée syrienne libre participent à un entraînement, le 4 mai 2015, dans la ville d'Alep (nord de la Syrie). (AFP/Archives/Baraa AL-HALABI)
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Des combattants du "Premier bataillon" de l'Armée syrienne libre participent à un entraînement, le 4 mai 2015, dans la ville d'Alep (nord de la Syrie). (AFP/Archives/Baraa AL-HALABI)
Des combattants du « Premier bataillon » de l’Armée syrienne libre participent à un entraînement, le 4 mai 2015, dans la ville d’Alep (nord de la Syrie). (AFP/Archives/Baraa AL-HALABI)

La Russie s’est dite prête mercredi à établir des contacts avec l’Armée syrienne libre (ASL), principal groupe armé modéré en Syrie, afin de coordonner la lutte contre le groupe État islamique (EI) et tenter de trouver une issue politique au conflit.

Moscou est prêt à « établir des contacts avec les dirigeants de cette structure dans le but de discuter de la possibilité de son implication dans le travail de mise en place d’un processus de règlement politique de la crise syrienne, via des pourparlers entre le gouvernement et l’opposition patriotique », a indiqué dans un communiqué le ministère russe des Affaires étrangères.

Vladimir Poutine en réunion de travail le 7 octobre 2015 avec son ministre de la Défense Sergueï Choïgou sur le déroulement de la campagne des forces aériennes russes en Syrie. (Service de presse du Kremlin)
« Conformément à la position exprimée par le président Vladimir Poutine, la Russie est prête à contribuer à l’unification des efforts de l’armée syrienne et de l’ASL dans la lutte contre l’EI et les autres groupes terroristes, y compris via une coordination avec les actions de l’aviation russe », poursuit le ministère.

M. Poutine a affirmé mercredi que son homologue français François Hollande lui avait proposé vendredi à Paris d' »unifier les efforts » des forces de Bachar al-Assad et de l’Armée syrienne libre.

« Il est vrai que nous ne savons pas pour le moment où (cette Armée syrienne libre) se trouve et qui la dirige », a nuancé M. Poutine, tout en jugeant cette idée « intéressante ».

L’entourage du président français a par la suite démenti que M. Hollande ait évoqué une telle alliance, affirmant qu’il avait simplement rappelé à son homologue russe la « nécessaire présence de l’opposition syrienne » aux négociations de paix.