Mer de Chine: les États-Unis et l’Australie mettent en garde Pékin

Le Secrétaire américain à la Défense Ashton Carter et la ministre australienne de la Défense Maryse Payne arrivent à la Bibliothèque publique de Boston le 13 octobre 2015 pour les entretiens annuels diplomatiques et militaires Australie-États-Unis. (Air Force Senior Master Sgt. Adrian Cadiz/US DOD)
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Le Secrétaire américain à la Défense Ashton Carter et la ministre australienne de la Défense Maryse Payne arrivent à la Bibliothèque publique de Boston le 13 octobre 2015 pour les entretiens annuels diplomatiques et militaires Australie-États-Unis. (Air Force Senior Master Sgt. Adrian Cadiz/US DOD)
Le Secrétaire américain à la Défense Ashton Carter et la ministre australienne de la Défense Maryse Payne arrivent à la Bibliothèque publique de Boston le 13 octobre 2015 pour les entretiens annuels diplomatiques et militaires Australie-États-Unis. (Air Force Senior Master Sgt. Adrian Cadiz/US DOD)

Les États-Unis et l’Australie ont mis en garde mardi Pékin sur la liberté de circulation en mer de Chine méridionale et orientale, théâtre de tensions de plus en plus vives entre voisins asiatiques.

« Que l’on ne s’y trompe pas: les États-Unis voleront, navigueront et opéreront là où le droit international le permet, comme nous le faisons partout dans le monde, et la mer de Chine méridionale n’est pas et ne sera pas une exception », a martelé le secrétaire américain à la Défense Ashton Carter, lors d’une conférence de presse à Boston.

Il s’exprimait aux côtés du secrétaire d’État John Kerry et leurs homologues australiennes Julie Bishop et Maryse Payne. Les quatre ministres étaient réunis pour les entretiens annuels diplomatiques et militaires entre les États-Unis et l’Australie et ont parlé longuement de « l’importance de préserver la paix et la stabilité en mer de Chine orientale et méridionale », a résumé M. Kerry.

« La liberté de navigation et de survol sont des piliers du droit maritime international. Le principe est clair, même pour les grands pays », a insisté le chef de la diplomatie américaine, sans jamais mentionner explicitement la Chine.

Son homologue australienne, Mme Bishop, a « exhorté toutes les parties (prenantes dans les contentieux en mer de Chine) à ne pas agir de manière unilatérale, d’une manière qui fasse monter les tensions ».

Pékin a des contentieux territoriaux avec ses voisins asiatiques sur des archipels en mer de Chine méridionale et en mer de Chine orientale.

La Chine revendique des droits sur la quasi-totalité de la mer de Chine méridionale et y mène d’énormes opérations de remblaiement, accélérant depuis un an la transformation de récifs coralliens en ports et en infrastructures diverses.

Les États-Unis et des pays d’Asie du Sud-Est redoutent un coup de force du géant chinois qui lui donnerait le contrôle, à partir de l’archipel des Spratleys, sur l’une des routes maritimes les plus stratégiques du globe. Les Spratleys, qui comprennent une centaine d’îlots et de récifs inhabités, sont revendiqués par le Vietnam, les Philippines, la Malaisie et Brunei.

Le Japon et la Chine se disputent également la souveraineté d’îles inhabitées en mer de Chine orientale, appelées Senkaku par Tokyo et Diaoyu par Pékin.

Washington s’alarme de plus en plus souvent des tensions dans la région, dénonçant sa « militarisation ».

C’est vers l’Asie-Pacifique que l’administration de Barack Obama entend opérer le « rééquilibrage » ou « pivot » de sa politique étrangère.