Mi-session au CMRC: des examens et des inspections

«La mi-session est terminée. C’était presque agréable.» (Jérémie Fraser/45eNord.ca)
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«La mi-session est terminée. C’était presque agréable.» (Jérémie Fraser/45eNord.ca)
«La mi-session est terminée. C’était presque agréable.» (Jérémie Fraser/45eNord.ca)

Le CMRC est une université. On n’y apprend pas seulement des trucs militaires. Les élèves officiers choisissent parmi une variété de programmes.

Dans mon cas, il y avait tellement de variétés que j’en ai choisi deux: je fais une double majeure avec spécialisation en études françaises et en études militaires et stratégiques. Cela implique bien sûr une petite surcharge de travail (7 cours cette session et 8 la session prochaine), mais après tout, l’idée derrière le CMRC, c’est d’avoir une éducation de qualité. Que je fasse une simple majeure sans spécialisation, ou que je suive plus de cours, cela ne fait aucune différence dans le temps que je dois servir après le collège (jusqu’en 2024).

Mon éducation est gratuite et je peux suivre autant de cours que je veux (dans les limites du possible, bien sûr). Ce qui est bien avec le résultat des dernières élections, c’est que le nouveau Premier ministre a un diplôme en littérature. Personne ne pourra plus me dire que mon diplôme en études françaises ne sert à rien.

Ainsi, l’activité principale des élèves officiers au CMRC est la poursuite des études universitaires. Et puis comme dans n’importe quelle université, la mi-session frappe fort. Pendant deux semaines, on a plein d’examens et de travaux à remettre. Cela ne nous dispense pas des autres activités obligatoires: sports intramuraux ou «varsity», activités militaires diverses et très agréables telles que pratiques de drill ou inspections.

Pour un étudiant dans une université régulière, un matin libre, sans activité ou sans form-up, c’est peut-être la norme. Pour un élève officier qui tente tant bien que mal d’étudier pour son examen de mi-session d’histoire ou de calcul, tout en conservant sa chambre propre pour les walk-through qui ont lieu de manière improvisée à plusieurs reprises pendant la semaine, c’est du bonbon.

Normalement, le mercredi avant-midi est dédié à des périodes d’instruction militaire. Au cours de deux dernières semaines, nous avons eu la chance d’avoir des academic morning. En gros, on nous a donné plus de temps pour dormir étudier. Ces heures ont vraiment été précieuses pour remédier à la panique qu’on ressent quand on a trop de travail à faire.

La mi-session est terminée. C’était presque agréable. Maintenant, l’inspection du commandant et la compétition de drill se rapprochent dangereusement. On commence déjà à avoir des pratiques matinales plusieurs fois par semaine. Il faut se lever vers 6 h et dans la brunante automnale, le son rythmé de nos pas donne vie au terrain de parade. Les pratiques ne durent pas trop longtemps, entre vingt et trente minutes. Après cela, la journée de travail commence pour vrai.

Évidemment, le décompte des jours restant avant la graduation est religieusement tenu à jour. Il y a un beau tableau de bois dans le cadet dining hall. Ce dernier me rappelle chaque jour le temps qu’il me reste à faire dans cette remarquable institution:

Est-ce que j’ai hâte?