Mohamed Fahmy a quitté l’Égypte en route vers Londres puis le Canada

Les journalistes canadien et égyptien Mohamed Fahmy (g) et Baher Mohamed (d) lors de leur procès au Caire, le 29 août 2015. (AFP/Khaled Desouki)
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Les journalistes canadien et égyptien Mohamed Fahmy (g) et Baher Mohamed (d) lors de leur procès au Caire, le 29 août 2015. (AFP/Khaled Desouki)
Les journalistes canadien et égyptien Mohamed Fahmy (g) et Baher Mohamed (d) lors de leur procès au Caire, le 29 août 2015. (Archives/AFP/Khaled Desouki)

Le journaliste Mohamed Fahmy, emprisonné pendant près de deux ans en Égypte pour des crimes liés au terrorisme, a quitté Le Caire ce mardi 6 octobre en route vers Londres puis le Canada, rapporte La Presse canadienne.

Mohamed Fahmy a publié sur son compte Twitter une photo où on le voit avec l’ambassadeur canadien au Caire, Troy Lulashnyk, et où il écrit: «L’ambassadeur canadien Troy m’accompagne gentiment jusqu’à la porte d’embarquement de l’aéroport du Caire. Une issue glorieuse à notre combat pour la liberté!».

Le 23 septembre dernier, le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a gracié le journaliste canadien de la chaîne qatarie Al-Jazeera Mohamed Fahmy, condamné à trois ans de prison ferme avec deux collègues fin août.

Mohamed Fahmy, dont le Canada réclamait la libération, avait été accusé, avec l’Australien Peter Greste et l’Égyptien Baher Mohamed, d’avoir soutenu, à travers leur couverture médiatique, les Frères musulmans, l’organisation de l’ex-président islamiste Mohamed Morsi, destitué en 2013.

Fahmy, l’Australien Peter Greste et l’Égyptien Baher Mohammed avait subi un deuxième procès, après avoir été condamnés une première fois à des peines de 7 à 10 ans d’emprisonnement pour incitation au terrorisme et avoir diffusé de fausses informations en soutien aux Frères musulmans.

Mais le 29 août dernier, coup de théâtre, alors que tous s’attendaient à sa libération, un tribunal égyptien avait condamné Mohamed Fahmy et l’Égyptien Baher Mohamed à trois ans de prison après avoir été reconnus coupables d’avoir «diffusé de fausses informations» et travaillé sans les autorisations nécessaires en 2013.

Mais, finalement, La grâce présidentielle de Mohamed Fahmy a été annoncée le 23 septembre en même temps que celle de 100 prisonniers, dont quelques jeunes militants éminents qui ont été accusés d’avoir violé la loi touchant les manifestations adoptée en novembre 2013.

Le journaliste doit maintenant s’arrêter d’abord à Londres, où il souhaite rencontrer sa célèbre avocate, Amal Clooney, épouse de l’acteur et activiste George Clooney, et prononcer quelques allocutions déjà prévues.

Il doit ensuite se rendre à Toronto, où il promet d’exiger des chefs de partis en campagne électorale que le Canada déploie tous les efforts possibles afin de venir en aide à ses ressortissants détenus à l’étranger.

La ministre d’État aux Affaires étrangères et consulaires, Lynne Yelich, s’est de son côtéréjouie que M. Fahmy soit maintenant sur le chemin du retour. «Le Canada a travaillé sans relâche et au plus haut niveau pour obtenir la libération de M. Fahmy. Nous sommes heureux que sa longue épreuve soit désormais derrière lui.»