Irlande du Nord: un ex-soldat britannique arrêté dans l’enquête sur le «Bloody Sunday»

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Lors du Bloody Sunday, dimanche 30 janvier 1972 dans le Bogside à Derry en Irlande du Nord, vingt-sept manifestants et passants pacifistes des droits civils ont été pris pour cible par des soldats de l'armée britannique. 14 hommes, dont sept adolescents, sont morts immédiatement et un autre homme est décédé quatre mois et demi plus tard, à la suite des blessures reçues ce jour-là. (Archives/BOUI DE TOROUT/AFP)
Lors du Bloody Sunday, dimanche 30 janvier 1972 dans le Bogside à Derry en Irlande du Nord, vingt-sept manifestants et passants pacifistes des droits civils ont été pris pour cible par des soldats de l’armée britannique. 14 hommes, dont sept adolescents, sont morts immédiatement et un autre homme est décédé quatre mois et demi plus tard, à la suite des blessures reçues ce jour-là. (Archives/BOUI DE TOROUT/AFP)

Un ancien soldat britannique a été interpellé dans l’enquête sur le drame du « Bloody Sunday » en 1972, l’un des épisodes les plus sombres des trente ans de violences dans la province d’Irlande du Nord, a annoncé mardi le ministère de la Défense.

Il s’agit de la première interpellation depuis l’ouverture d’une enquête criminelle en 2012 sur ce drame survenu le 30 janvier 1972, lors duquel 14 personnes avaient été tuées par l’armée britannique à l’occasion d’une manifestation pacifique.

Un monument dédié aux victimes du Bloody Sunday à Londonderry, en Irlande du Nord le 15 juin 2010. (AFP/Archives/Peter Muhly)
« Nous sommes au courant qu’un ancien soldat a été arrêté par les services de police d’Irlande du Nord en lien avec l’enquête sur les événements du Bloody Sunday », a déclaré le ministère de la Défense dans un communiqué.

La police nord-irlandaise a de son côté indiqué qu’un homme de 66 ans avait été arrêté. « Le suspect est interrogé dans un commissariat de Belfast », a-t-elle ajouté, expliquant que cette interpellation marquait « une nouvelle phase dans l’enquête ».

Un rapport rédigé à la suite d’une enquête publique avait conclu en 2010, après douze ans d’investigations, que des parachutistes britanniques avaient tiré les premiers dans la foule manifestant à Londonderry, deuxième ville nord-irlandaise.

Le Premier ministre britannique David Cameron avait présenté dans la foulée des excuses, décrivant l’action de l’armée comme « injustifiable » et ouvrant la voie au paiement de dommages.

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