Trident Juncture 2015: Valcartier au cœur du plus gros exercice de l’OTAN depuis la fin de la guerre froide (PHOTOS)

Des membres de la compagnie A du 3e Bataillon Royal 22e Régiment effectue une patrouille à pied, lors de TRIDENT JUNCTURE 15, le 29 octobre 2015. (Caporal-chef Jonathan Barette/Caméra de combat des Forces canadiennes)
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Le plus gros et le plus ambitieux exercice de l’OTAN depuis le début des années 90 va bientôt se conclure dans le sud de l’Europe. 45eNord.ca fait le point avec le colonel Michel-Henri St-Louis.

Des 36.000 soldats de plus de 30 nations participantes, ce sont près de 800 militaires canadiens qui sont à Santa Margarida, dans le sud du Portugal pour le «livex», l’exercice réel, de la contribution canadienne à TRIDENT JUNCTURE.

Le but annoncé est de permettre l’évaluation de la riposte des forces de l’OTAN «face à un environnement de sécurité en évolution et aux défis qui se présentent dans le Sud et à l’Est», mais aussi de tester la réactivité des pays alliés et tester la capacité à opérer en équipe.

Divisée en deux phases, l’exercice a d’abord commencé entre le 3 et le 16 octobre par le commandement et le contrôle, et se poursuit du 21 octobre au 6 novembre par un exercice en conditions réelles dont le scénario exige «d’utiliser des capacités militaires pour une riposte à une crise externe».

«Je suis émerveillé de voir que ce qu’on a développé sur papier, que ce qu’on a établi comme objectif d’entraînement, on est en fait en train de le faire de manière réelle», a ainsi expliqué à 45eNord.ca le colonel Michel-Henri St-Louis, commandant du 5e Groupe-brigade mécanisé du Canada et d’une brigade multinationale de 2.500 soldats pour la durée de l’exercice.

Le noyau du Quartier général de la brigade multinationale se compose ainsi, pour la très grande majorité, de membres du QG du 5e Groupe-brigade mécanisé du Canada.

Anecdote, «trois jours après ma prise de commandement le 26 juin, je prenais un avion pour le Portugal pour faire une reconnaissance de la base de Santa Margarida où on est, ainsi que la base de Tancos», révèle le colonel St-Louis, qui se réjouit de pouvoir participer à un tel exercice.

série de capacités dautres pays qui permettent d’avoir tout le spectre des possibilités pour entrainement.

«Cet exercice sera clairement le point de référence pour de nombreux jeunes soldats et officiers. Ça deviendra le niveau d’entrée de c’est quoi une brigade moderne», estime le colonel St-Louis.

Une fois rentré au pays, le 5e Groupe-brigade mécanisé du Canada ne chômera pas pour autant. Les unités auront, chacune, des exercices à mener, certaines ont des éléments qui s’entraînent déjà, pour les opérations UNIFIER, ADDENDA et REASSURANCE, et d’autres exercices au niveau divisionnaire ou de brigade auront lieu dans l’année à venir, comme RÉACTION ROYALE et CITADEL JAVELIN.