Affaire Guillaume Gélinas: l’enquête préliminaire a été fixée à l’été 2016

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Guillaume Gélinas avec sa belle-mère, Julie Lemieux, et son père Luc Gélinas, en des temps plus heureux (photo tirée de la page Facebook de Luc Gélinas)
Guillaume Gélinas avec sa belle-mère, Julie Lemieux, et son père Luc Gélinas, en des temps plus heureux (photo tirée de la page Facebook de Luc Gélinas)

Dans la cause de Guillaume Gélinas, le jeune réserviste accusé en février 2014 des meurtres prémédités de son père et de sa belle-mère, après plusieurs reports, la défense a enfin fait savoir au tribunal jeudi dernier, 3 décembre, que l’accusé était prêt à subir son enquête préliminaire.
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Mise à jour au 15 juillet 2016

L’enquête préliminaire, à laquelle était présent Guillaume Gélinas, s’est terminée vendredi 15 juillet, après 10 jours d’audience (non consécutifs). L’accusé reviendra maintenant en cours le 25 octobre pour entendre la décision sur sa citation à procès.

L’ensemble de la preuve, qui est sous ordonnance de non-publication, a été exposé au juge Normand Bonin qui a à déterminer s’il y a preuve suffisante pour citer Guillaume Gélinas à un procès pour le meurtre prémédité de son père et de sa belle-mère.

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Mise à jour au 9 mars 2016

La conférence préparatoire servant à établir ce qui sera entendu à l’enquête préliminaire de Guillaume Gélinas, accusé de double meurtre, et qui devait se tenir le 4 mars, a été reportée en avril.

Cette rencontre préparatoire aura lieu devant le juge Normand Bonin qui entendra aussi l’enquête préliminaire prévue à la fin juin.

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Au stade de l’enquête préliminaire, le procureur présente au tribunal les principaux éléments de preuve. L’accusé peut contre-interroger les témoins présentés par la poursuite et faire entendre ses propres témoins. Si la preuve n’est pas suffisante, le juge libère l’accusé. Si la preuve est suffisante, il ordonne qu’il subisse son procès.

L’enquête préliminaire, qui devrait durer quatre jours, doit avoir lieu lieu à compter du 27 juin 2016.

D’ici là, une conférence préparatoire en vue de l’enquête préliminaire, afin d’orienter le déroulement de la suite des choses se tiendra le 4 mars prochain.

Après une 14e comparution comparution vendredi 4 septembre de Guillaume Gélinas au Palais de justice de Joliette, la 14e depuis le début de cette affaire, il y avait eu un 13e report dans cette affaire, au grand dam d,une partie des parents des victimes, et on aura finalement attendu jusqu’ici pour que soit revenir fixée une date d’enquête préliminaire.

Toute cette histoire a commencé le 14 février 2014, quand Gélinas avait été appréhendé dans les heures suivant les tragiques événements survenus le jour même à Terrebonne à la résidence des victimes, son père et la conjointe de celui-ci.

Et c’est lundi 17 février il y a plus d’un an que Gélinas avait comparu en personne pour une première fois au palais de Justice de Joliette pour y être formellement accusé.

Il a eu le temps pendant tous ces mois de changer d,avocat et il est maintenant représenté par le célèbre criminaliste Marc Labelle.

Me Labelle a défendu dans sa carrière Hugo Bernier, assassin de Julie Boisvenu, fille du sénateur Pierre-Hugues Boisvenu. Il a représenté un homme accusé d’inceste sur ses cinq enfants et de bestialité. On l’a vu également dans des dossiers de fraude, notamment dans le dossier très médiatisé de l’ex-lieutenante-gouverneure Lise Thibault.

Il a été aussi l’avocat de plusieurs tueurs en série, dont William Fyfe, condamné pour cinq meurtres, Angelo Colalillo, un psychopathe qui a tué et violé trois jeunes filles, ou Michael McGray, qui prenait un malin plaisir à assassiner des homosexuels et qui a été condamné pour trois meurtres, mais en avait confessé 16 autres.

Me Labelle a aussi représenté aux libérations conditionnelles Karla Homolka, l’épouse et la complice du tueur en série Paul Bernardo.

C’est donc maintenant Me Labelle, qui s’est fait la réputation, pour reprendre un titre d’un article que le chroniqueur judiciaire de La Presse écrivait sur lui il y a trois ans, de ne pas hésiter à assurer «la défense des indéfendables» qui assurera la défense du jeune réserviste du Régiment de Hull à Gatineau qui avait 23 ans au moment des faits.

Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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