De Montréal-Trudeau à Valcartier: le chemin des réfugiés (PHOTOS/VIDÉO)

À quelques kilomètres de l'aéroport, un Centre d'accueil des réfugiés offrira les services gouvernementaux en un point aux réfugiés. (Nicolas Laffont/45eNord.ca)
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Tant à l’aéroport Montréal-Trudeau qu’à la base militaire de Valcartier, tous sont prêts pour recevoir les quelques centaines de réfugiés syriens qui devraient arriver chaque jour, très prochainement.

Selon les information exclusives de 45eNord.ca, deux premiers vols militaires de CH-150 Polaris de l’Aviation royale canadienne en provenance de Jordanie sont prévus jeudi et samedi soir. Le premier atterrira à Toronto, tandis que le deuxième sera pour Montréal. Environ 165 passagers sur chaque vol sont prévus.

Dès que l’avion les transportant du Moyen-Orient vers le Canada atterrira à Montréal, celui-ci sera dirigé vers la porte 17 de l’aéroport menant à un point d’entrée temporaire, spécialement aménagé. Il n’est pas accessible au public ou aux autres passagers de l’aéroport. Ce point d’entrée temporaire doit permettre de traiter tous les passagers d’un vol rapidement et efficacement, offrir des aires d’attente où de l’eau et de la nourriture sont fournies et comportera une aire d’inspection des bagages.

Des agents des services frontaliers de l’ASFC seront sur place pour vérifier les documents des réfugiés et admettront ceux-ci au Canada en tant que résidents permanents.

Des fonctionnaires d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada, seront également présents pour prendre des photos afin de produire les pièces d’identité aux fins de l’immigration; tout comme des agents de quarantaine de l’Agence de la santé publique du Canada qui examineront les passagers malades ou qui semblent l’être, avant et après le traitement par l’ASFC et des agents de l’Agence canadienne d’inspection des aliments, qui veilleront à ce que les passagers n’apportent pas d’aliments, de végétaux, d’animaux ou de produits d’origine animale représentant un risque pour la biosécurité du Canada.

Pierre-Paul Pharand, vice-président à l’exploitation aéroportuaire d’Aéroports de Montréal, reconnaît que cela fera beaucoup de monde qui arrivera en même temps, mais rappelle que Montréal avait déjà vu arriver un nombre important de Libanais en 2006 et plus de 4.000 Haïtiens après le tremblement de Terre qui a dévasté l’île en janvier 2010.

Une fois cette première étape canadienne franchie, tous seront amenés par autobus au Centre d’accueil des réfugiés situé à 7 kilomètres de là.

Lors d’une visite du centre, Vito Vassallo, directeur des opérations à Immigration Réfugiés et Citoyenneté Canada, a expliqué que l’ensemble du processus – de l’atterrissage à l’envoi chez le parain ou dans des logements temporaires – devrait prendre un maximum de quatre heures.

Du côté de Québec, les militaires de la base de Valcartier se tiennent prêts à accueillir les réfugiés à tout moment.

Du Centre d’accueil de Montréal, ceux qui ne sont pas sponsorisés par un parrain au Canada et dépendent donc du gouvernement du Canada, rejoindront soit des hôtels et des chambres temporaires, soit la base militaire de Valcartier.

Jusqu’à un peu plus de 2.000 places sont disponibles en même temps au camp des cadets qui a été réaménagé et hivernisé en fonction et près de 200 militaires pourront être mobilisés selon les besoins.

Des salles de classes, des dortoirs, une salle communautaire qui sera le point central de ralliement et une cuisine tenue par une compagnie civile, ont été mis en place au cours des derniers jours. Un hôpital de campagne dans l’enceinte même du camp avec des médecins et des infirmiers militaires qui se tiennent prêts à recevoir les réfugiés et à les aider si nécessaire a également été monté.

Bienvenue au Canada!

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*En collaboration avec Nathalie Corneau