Enquête en cours sur une présumée agression sexuelle à bord du NCSM Athabaskan

Le Service national des enquêtes des Forces canadiennes enquête sur toutes les infractions importantes ou sensibles menées contre la propriété, les personnes ou le Département de la défense nationale. (Nicolas Laffont/45eNord.ca)
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Le Service national des enquêtes des Forces canadiennes enquête sur toutes les infractions importantes ou sensibles menées contre la propriété, les personnes ou le Département de la défense nationale. (Nicolas Laffont/45eNord.ca)
Le Service national des enquêtes des Forces canadiennes enquête sur toutes les infractions importantes ou sensibles menées contre la propriété, les personnes ou le Département de la défense nationale. (Nicolas Laffont/45eNord.ca)

Le Service national des enquêtes des Forces canadiennes mène actuellement une enquête sur une présumée agression sexuelle qui aurait eu lieu le 10 novembre dernier, à bord du NCSM Athabaskan.

Le navire et ses membres d’équipage étaient déployés depuis fin septembre pour l’exercice TRIDENT JUNCTURE et c’est sur le chemin du retour au Canada, le 10 novembre, qu’un membre d’équipage de l’Athabaskan aurait violé un de ses camarades. Le navire est arrivé vendredi 27 à Halifax.

Dans un courriel envoyé à 45eNord.ca, le capitaine de corvette Alain Blondin a rappelé que «toute forme de comportement sexuel dommageable et inapproprié constitue une menace pour le moral et l’efficacité des FAC. Ces sortes de comportements érodent le bon ordre et la discipline, ils vont à l’encontre des valeurs rattachées à la profession des armes et sont aussi contraire aux principes d’éthique du ministère de la Défense nationale (MDN) et des FAC».

Il a également précisé que «le présumé agresseur a été assigné à d’autres taches sous supervision jusqu’à ce l’[enquête] soit complété».

Le SNEFC a confirmé à 45eNord.ca que c’est la présumée victime qui a elle-même portée plainte auprès de sa chaîne de commandement le jour-même, avant que cela ne remonte donc au service des enquêtes. Les présumés victimes et agresseur seront rencontrés prochainement, et ce sera le point de départ de l’enquête, avec une audition d’éventuels témoins, qui pourra aboutir à un dépôt d’accusations ou non.

Cette allégation d’agression sexuelle survient alors que les Forces armées canadiennes luttent contre les comportements sexuels inappropriés au sein de leur organisation. Le Chef d’état-major de la Défense Jonathan Vance a ainsi lancé l’Opération HONNEUR afin d’endiguer ce problème incontestable, qui a fait l’objet d’un rapport accablant par l’ancienne juge de la Cour suprême du Canada, Marie Deschamp.