Irak : Paris a recours pour la première fois à des missiles de croisière pour détruire des bâtiments de l’EI

Trois chasseurs Dassault Rafale de l'armée française font une approche pour atterrir sur le porte-avions Charles-de-Gaulle. (ANNE-CHRISTINE POUJOULAT/AFP)
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Un Rafale au décollage le 22 novembre 2015 sur le porte-avions Charles-de-Gaulle en Méditerranée. (AFP/ANNE-CHRISTINE POUJOULAT)
Un Rafale au décollage le 22 novembre 2015 sur le porte-avions Charles-de-Gaulle en Méditerranée. (AFP/ANNE-CHRISTINE POUJOULAT)

L’aviation française a tiré mardi pour la première fois des missiles de croisière air-sol pour détruire en Irak des bâtiments du groupe Etat islamique (EI), a annoncé à Paris le ministère français de la Défense.

« Engagé depuis les Emirats arabes unis et la Jordanie, le raid était constitué d’une dizaine d’avions de chasse (Rafale et Mirage 2000) équipés de bombes et de missiles de croisière », a précisé le ministère dans un communiqué.

Les chasseurs ont frappé des bâtiments, dans la région d’Al Qaim (ouest de l’Irak), « servant à la fois de quartier général, de centre d’entraînement et de dépôt logistique » pour l’EI, a-t-il ajouté.

Aucune indication n’est donnée par le ministère sur d’éventuels tués et blessés lors de ce raid.

Il s’agit du premier recours à des missiles de croisière pour l’aviation française depuis son engagement contre l’EI en Irak en septembre 2014, et en Syrie en septembre dernier (opération Chammal), a-t-on précisé à l’état-major.

Ces missiles Scalp permettent des tirs à plus grande distance que des bombes, avec une grande précision, notamment sur des bâtiments renforcés situés dans des zones abritant aussi des civils, a-t-on ajouté de même source.

« En parallèle de ces frappes planifiées, les avions de chasse de la force Chammal poursuivent leur mission d’appui au sol des troupes irakiennes engagées au combat contre les éléments de Daech (acronyme de l’EI en arabe) », a poursuivi le communiqué.

La France a intensifié ses attaques contre des positions de l’EI depuis les attentats de Paris le 13 novembre, revendiqués par le groupe jihadiste, qui ont fait 130 morts et des centaines de blessés.