Le ministre français de la Défense au cœur de l’opération Sentinelle à l’heure de la menace terroriste

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Le ministre français de la Défense, Jean-Ybes Le Drian, avec les militaires de Sentinelle dans la station de RER Auber. (ministère français de la Défense)
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Le ministre français de la Défense, Jean-Ybes Le Drian, avec les militaires de Sentinelle dans la station de RER Auber. (ministère français de la Défense)
Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, avec les militaires de Sentinelle dans la station de RER Auber. (Ministère français de la Défense)

Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a rendu visite mercredi 30 décembre 2015 aux militaires déployés dans le cadre de l’opération Sentinelle, sur Paris et en Île-de-France, rapporte le ministère français de la Défense.

Après un point de situation sur le dispositif global présenté par le chef de l’État-major tactique de Paris, le LCL « Maxime » du 1er régiment de Spahis, le ministre a accompagné diverses patrouilles d’abord sur les Champs-Elysées, puis à Notre-Dame de Paris, à la place de la Bourse et enfin au sein de la station RER Auber, précise le ministère dans son communiqué.

Le ministre a conclu cette visite en saluant l’engagement des soldats et leur a témoigné de son soutien en les félicitant plus particulièrement pendant cette période de fêtes de fin d’année.

(ECPAD)

L’opération Sentinelle est une opération de l’Armée française déployée au lendemain des attentats des 7, 8 et 9 janvier 2015, pour faire face à la menace terroriste et protéger les « points » sensibles du territoire. Elle a bien sûr été renforcée lors des attaques du 13 novembre 2015 en Île-de-France.

Aujourd’hui, la force Sentinelle est constituée de 10 000 soldats – dont 6 500 en Ile-de-Franceet 3 500 en province. Au total, 50 unités de l’armée de terre ont été mises à contribution pour participer à cet effort, peut-on lire sur le site du ministère français de la Défense.

Dans la nuit du 13 novembre 2015, l’armée a immédiatement renforcé les dispositifs sécuritaires des forces de sécurité intérieure (FSI) sur les sites frappés par les attentats terroristes. Puis, dans les 48 heures qui ont suivis les attentats, 1000 hommes sont venus renforcer le dispositif Sentinelle d’Ile de France. Puis en 72 heures, 2000 hommes supplémentaires se sont ajoutés, portantnt les effectifs déployés en France à 10 000 hommes.

En région parisienne, l’arrivée de ces renforts a porté à 150 le nombre d’unités militaires déployées. Elles sécurisent plus de 350 lieux – enappui des FSI.

En province, la vigilance reste ausi maintenue et le 20 novembre, 500 hommes ont renforcé les 3 000 soldats déjà déployés à la suite des attentats survenus à Paris les 7, 8 et 9 janvier 2015.

Paris

Plusieurs grandes villes sont sur le qui-vive en cette veille de Nouvel-An, à commencer par Paris.

Pas de feu d’artifice, une ouverture rognée des Champs-Élysées, des restaurants qui ne font pas le plein et des militaires dans les rues: Paris s’apprête à fêter le Nouvel An, toujours sonnée après les attentats de novembre, rapporte l’Agence-France-Presse.

La traditionnelle célébration du Nouvel An dans la capitale française a été maintenue sur la célèbre avenue des Champs-Élysées, mais elle se déroulera sous le signe de la sobriété et avec des mesures de sécurité renforcées.

En tout, ce sont quelque 11 000 hommes – policiers, militaires, pompiers – contre 9000 en 2014, quiseront déployés dans Paris et ses environs, a annoncé le préfet de police de Paris, Michel Cadot, qui a présenté les mesures de sécurité prises pour la nuit de la Saint-Sylvestre, à l’occasion d’un point presse qui s’est tenu mercredi 30 décembre à la préfecture de police.

Bruxelles

Le maire de Bruxelles a quant à lui annoncé mercredi soir à la télévision belge l’annulation des festivités du Nouvel An et du feu d’artifice prévus au centre-ville, invoquant des risques d’attentats.

«Malheureusement, le feu d’artifice et tout ce qui était prévu demain (jeudi) soir et qui devait rassembler beaucoup de monde sur le centre de Bruxelles, nous sommes contraints de l’annuler compte tenu de l’analyse du risque faite par le centre de crise », a déclaré le bourgmestre (maire) Yvan Mayeur en direct sur la chaîne publique RTBF.

New York

À New York, la sécurité pour le Nouvel An sera «plus conséquente que jamais».

Les mesures de sécurité mises en place pour les célébrations du Nouvel An à New York, notamment le grand rassemblement de Times Square, sont «plus conséquentes que jamais», a assuré mardi le maire de la ville, Bill de Blasio.

«Je veux que tout le monde comprenne et sache que la police de New York est prête, que les mesures prises pour le Nouvel An sont plus conséquentes que jamais», a déclaré le maire lors d’un entretien à la station de radio locale WOR 710.

New York pourra notamment compter sur la nouvelle unité de lutte contre le terrorisme, le Critical Response Command, officiellement intronisée mi-novembre et qui compte 500 agents formés au contre-terrorisme.

Le monde sous la menace terroriste

Dans plusieurs pays, les forces de l’ordre ont été placées en alerte maximale, comme en Turquie, où un attentat suicide aurait été déjoué à Ankara.

À Moscou, l’emblématique Place Rouge, lieu de rassemblement traditionnel pour le Nouvel An, sera cette année pour la première fois fermée au public au moment du réveillon, là encore en raison de craintes d’attentats.

A Madrid, la police limitera à 25.000 le nombre de personnes autorisées à aller sur la Puerta del Sol tandis qu’à Londres, le feu d’artifice sur les bords de la Tamise est à nouveau payant.

*Avec AFP