Le président tchétchène confirme la décapitation d’un Russe par l’EI

Le président tchétchène Ramzan Kadyrov. (Aleksey Nikolskyi/AFP)
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Le président tchétchène Ramzan Kadyrov. (Aleksey Nikolskyi/AFP)
Le président tchétchène Ramzan Kadyrov. (Aleksey Nikolskyi/AFP)

Le président de la république russe de Tchétchénie Ramzan Kadyrov a confirmé jeudi que l’homme présenté comme un espion russe et décapité dans une vidéo diffusée par le groupe État islamique (EI) était un Russe de Tchétchénie, niant toutefois qu’il s’agissait d’un espion.

« Ce Russe est un Tchétchène. Il a été décapité, ce sont des faits confirmés », a commenté Ramzan Kadyrov sur son site officiel.

Le président tchétchène a promis de venger la mort de son compatriote mais a assuré ne pas croire qu’il s’agisse d’un espion travaillant pour les services secrets russes, comme présenté dans la vidéo.

« Je ne crois pas qu’il travaillait pour qui que ce soit étant donné la façon dont il parlait, dont il était assis. On l’a forcé » à faire cette confession, a affirmé Ramzan Kadyrov.

La vidéo diffusée mercredi montre un jeune prisonnier, portant une barbe et vêtu d’une tunique orange comme celle que l’EI oblige ses victimes à enfiler, confessant avoir été recruté par les services de renseignements russes pour recueillir des informations sur l’EI et sur ses membres dans le Caucase.

Un jihadiste de l’EI parlant également russe s’adresse aux autorités russes pour assurer que leurs troupes seront défaites et leurs soldats tués.

La vidéo, qui porte le logo du bureau des médias du groupe jihadiste dans la province de Raqa, se termine par la décapitation du détenu.

C’est la première vidéo du groupe montrant la décapitation d’un Russe depuis que Moscou a commencé à mener des frappes aériennes en Syrie le 30 septembre pour soutenir le régime de Bachar al-Assad. L’EI a toutefois déjà revendiqué dans le passé l’exécution de supposés espions russes.

En janvier, le groupe avait diffusé une vidéo montrant un jeune garçon abattant avec une arme deux hommes accusés de travailler pour les renseignements russes.

L’EI contrôle un vaste territoire à cheval sur l’Irak et la Syrie et il a fait de Raqa sa capitale de facto.

Près de 2.000 citoyens russes combattent dans les rangs de l’État islamique en Irak et en Syrie, selon les chiffres des services antiterroristes russes. Les experts évaluent eux ce nombre à près de 5.000.

Beaucoup d’entre eux sont originaires de Tchétchénie ou d’anciens combattants de la rébellion islamiste qui a affronté les Russes dans le Caucase du nord au début des années 2000.