Un ancien membre de la FOI-2 devient défenseur de la marijuana médicale pour les vétérans

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L'utilisation de la marijuana médicale est un plus pour aider les vétérans atteint de SSPT, selon l'ex membre des forces spéciales Kevin Whitenect. (Nicolas Gouin/Air Canada)
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L'utilisation de la marijuana médicale est un plus pour aider les vétérans atteint de SSPT, selon l'ex membre des forces spéciales Kevin Whitenect. (Nicolas Gouin/Air Canada)
L’utilisation de la marijuana médicale est un plus pour aider les vétérans atteint de SSPT, selon l’ex membre des forces spéciales Kevin Whitenect. (Nicolas Gouin/Air Canada)

Après plusieurs années passées au sein de la Deuxième Force opérationnelle interarmées, l’unité de lutte contre le terrorisme au pays et à l’étranger, Kevin Whitenect est sorti de l’ombre afin de promouvoir l’utilisation de la marijuana médicale pour aider les vétérans en souffrance.

«J’ai commencé à parler avec des vétérans qui utilisaient (le cannabis médical) et commencé à entendre les belles histoires sur la façon dont cela les sortaient de la drogue abrutissante qu’ils utilisaient jusqu’alors», a-t-il expliqué en entrevue pour le Ottawa Citizen.

Kevin Whitenect est un ambassadeur pour la société CannaConnect, qui agit comme intermédiaire pour amener les producteurs autorisés de marijuana médicale, médecins, et utilisateurs.

Whitenect, qui dirige sa propre société de sécurité privée à Toronto, ne reçoit aucun paiement pour ce travail de représentation et ne consomme pas lui-même de la marijuana. Mais au fil des ans, il a rencontré un certain nombre vétérans et militaires qui sont aux prises tant avec un syndrome de stress post-traumatique qu’avec des douleurs de blessures physiques.

Ayant fait sa propre recherche et discuté avec des vétérans sur leur utilisation de la marijuana, il s’est rendu compte qu’ils appréciaient les résultats qu’ils obtenaient du cannabis. Il estime cependant que ce n’est pas un remède pour le SSPT, mais que cela peut aider.

«C’est une alternative aux narcotiques qui assomment juste les gens, qui de toute facon n’aident pas les gens à être fonctionnels […] J’ai ouvert mon esprit, j’ai regardé et j’ai vu que cela pouvais vraiment aidé les vétérans».

L’opinion est partagée par Jenny Migneault pour qui le cannabis médical peut aider à soulager les symptômes du SSPT. Parlant du succès de son mari à l’aide de la marijuana médicale, elle affirme que «cela l’aide avec son SSPT à bien des niveaux. Le cannabis médical lui permet de faire face à l’anxiété et la dépression. Ça l’aide à faire face à sa douleur physique, l’anxiété sociale, les attaques de panique, et l’aide à mieux dormir la nuit».

Depuis 2009, le gouvernement fédéral paye pour la marijuana médicale pour les vétérans, après bien des batailles. L’Association médicale canadienne fait cependant valoir qu’il n’y a pas assez de recherche pour montrer combien la marijuana est sûre pour un patient de prendre.

L’ancien ministre des anciens combattants, Julian Fantino, avait rejeté la marijuana comme étant un risque grave pour la santé, en soulignant que ce n’est pas un médicament approuvé au Canada.

Le successeur de Fantino, Erin O’Toole, avait déclaré un peu plus tôt cette année que la marijuana est nocive et qu’il n’y a aucune preuve que cela aide les anciens soldats à traiter leur SSPT. Il avait cependant admis certains éléments de preuve, que cela peut être utilisé pour traiter la douleur chronique.

Le nouveau gouvernement libéral a promis de légaliser la marijuana.