Genève: les humanitaires réitèrent leur demande d’accès aux civils syriens assiégés

L’Envoyé spécial de l’ONU pour la Syrie, Staffan de Mistura (à g.), rencontre le Représentant permanent de la Syrie auprès des Nations Unies, Bachar Ja’afari, à l’ouverture des pourparlers de paix intersyriens à Genève. 29/01/2016. (ONU/Jean-Marc Ferré)
Temps de lecture estimé : 2 minutes
L’Envoyé spécial de l’ONU pour la Syrie, Staffan de Mistura (à g.), rencontre le Représentant permanent de la Syrie auprès des Nations Unies, Bachar Ja’afari, à l’ouverture des pourparlers de paix intersyriens à Genève. 29/01/2016. (ONU/Jean-Marc Ferré)
L’Envoyé spécial de l’ONU pour la Syrie, Staffan de Mistura (à g.), rencontre le Représentant permanent de la Syrie auprès des Nations Unies, Bachar Ja’afari, à l’ouverture des pourparlers de paix intersyriens à Genève. 29/01/2016. (ONU/Jean-Marc Ferré)

Alors que les pourparlers de paix intersyriens débutaient vendredi à Genève sous l’égide de l’ONU pour mettre fin à cinq ans de guerre, les agences humanitaires et leurs partenaires ont réitéré leur demande d’un accès sans entrave à plus de quatre millions de personnes démunies réparties dans 18 zones assiégées du pays.

Lors d’un point de presse régulier à Genève, la porte-parole du Programme alimentaire mondial de l’ONU (PAM), Bettina Luescher, a déclaré qu’environ 4,6 millions de personnes étaient prises au piège dans 18 zones assiégées.

« Le PAM lance un appel pour que tous les acteurs humanitaires se voient accorder un accès à ces zones, afin de pouvoir livrer une aide absolument vitale », a-t-elle déclaré. Elle faisait référence à la ville de Madaya et aux autres zones assiégées de Zabadani, Foah et Kefraya, signalées par le Bureau de coordination des affaires humanitaires (OCHA) de l’ONU, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et le Croissant-Rouge arabe syrien (SARC) comme manquant cruellement de nourriture, de fournitures médicales et d’autres fournitures.

Concernant la situation à Madaya, la plus connue des villes assiégées où des personnes sont mortes de faim, Mme Luescher a souligné combien il était difficile d’atteindre les quelque 40.000 personnes qui y vivent encore.

« C’est un processus très compliqué et bureaucratique et seulement un très petit nombre d’autorisations ont été données pour accéder aux zones assiégées », a dit Mme Luescher, ajoutant : « c’est pourquoi mettre fin aux combats est essentiel. Le PAM dialogue avec toutes les parties mais un accord doit être trouvé sur le terrain ».

*Texte du Service d’information de l’ONU