Le Canada en pointe dans la relance des négociations pour interdire la production de matières fissiles

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Explosion de Ivy Mike, la première bombe H testée, le 1er novembre 1952. (National Nuclear Security Administration/Nevada Site Office)
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Explosion de Ivy Mike, la première bombe H testée, le 1er novembre 1952. (National Nuclear Security Administration/Nevada Site Office)
Explosion de Ivy Mike, la première bombe H testée, le 1er novembre 1952. (National Nuclear Security Administration/Nevada Site Office)

Le Canada, en pointe dans la relance des négociations sur l’interdiction des matières fissiles, veut d’urgence redémarrer les discussions, bloquées depuis un certain temps, pour enfin contrôler efficacement l’accès aux matières nécessaires à la fabrication d’armes nucléaires et en interdire la production, rapporte aujourd’hui La Presse Canadienne.

Cela fait des mois que le Canada veut se pencher sur les efforts de non-prolifération des armes nucléaires, mais le récent test allégué d’une bombe hydrogène par la Corée du Nord a toutefois révélé l’urgence de la situation, a dit à l’agence de presse Rosemary McCarney, la représentante permanente du Canada auprès des Nations unies.

Le Canada avait condamné « sans équivoque » le comportement du régime nord-coréen.

« Les violations persistantes que commet la Corée du Nord à l’égard de ses obligations internationales posent une menace grave à la paix et à la sécurité internationales, et plus particulièrement à la stabilité de la région », avait déclaré le ministre canadien des Affaires étrangères, Stéphane Dion.

« Le Canada demeurera mobilisé avec la communauté internationale en réponse aux actions de la Corée du Nord. Nous soutenons les efforts déployés pour élaborer des solutions multilatérales visant à renforcer la sécurité dans la région de l’Asie-Pacifique. », avait ajouté à cette occasion le chef de la diplomatie canadienne.


C’est ainsi que l’ambassadrice McCarney tiendra cette semaine la première d’une série de rencontres à la Conférence mondiale du désarmement pour relancer les négociations pour la création du traité sur l’interdiction de la production de matières fissiles. Le traité, dont la conclusion à l’ONU a trop tardé selon le Canada et dont les récents événements ont démontré l’urgence, viserait à contrôler l’accès à l’uranium enrichi et au plutonium.

De son côté, le premier ministre Trudeau, doit assister au printemps au sommet sur la sécurité nucléaire du président américain, Barack Obama, qui se tiendra à Washington les 31 mars et 1er avril 2016.

« Ce sommet », précisait le communiqué de la Maison-Blanche sur l’événement, « prévoit la poursuite des discussions sur les menaces à la sécurité nucléaire et l’élaboration de mesures conjointes à prendre afin de réduire autant que possible l’utilisation d’uranium fortement enrichi, de sécuriser les matériaux vulnérables, de lutter contre la prolifération nucléaire et de prévenir les tentatives de terrorisme nucléaire ».

Le premier sommet sur la sécurité nucléaire a été organisé à Washington en 2010. Les deuxième et troisième sommets ont été organisés respectivement à Séoul en 2012 et à La Haye en 2014.