Les forces irakiennes évacuent des centaines de civils de Ramadi

Des membres du groupe d'élite de contre-terrorisme brandissent le drapeau irakien dans la ville de Ramadi, le 29 décembre 2015. (Ahmadl al-Rubaye)
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Des membres du groupe d'élite de contre-terrorisme brandissent le drapeau irakien dans la ville de Ramadi, le 29 décembre 2015. (Ahmadl al-Rubaye)
Des membres du groupe d’élite de contre-terrorisme brandissent le drapeau irakien dans la ville de Ramadi, le 29 décembre 2015. (Ahmadl al-Rubaye)

Les forces irakiennes ont évacué dimanche 635 civils de Ramadi, chef-lieu de la vaste province d’Al-Anbar où elles poursuivaient leurs opérations de nettoyage, deux semaines après avoir chassé les jihadistes du groupe Etat islamique (EI) de la ville, selon des sources de sécurité.

L’armée a repris la ville fin décembre après des mois de combats contre l’EI qui l’occupait depuis mai, mais l’ensemble de la cité n’est toutefois pas encore « sécurisé ».

« Les forces d’élite du contre-terrorisme (CTS) et la police d’Al-Anbar ont évacué 635 civils », a indiqué à l’AFP le général Sami Kadhem al-Aridhi, un commandant du CTS à Ramadi.

Selon lui, ces civils étaient pris au piège dans des secteurs où les jihadistes se trouvaient encore, comme Sichariyah et Sufiya, dans la banlieue est de la ville.

Ils ont été évacués vers un camp à Habbaniyah, à l’est de Ramadi, où ils ont rejoint des centaines de familles déplacées par les combats.

Le commandant a indiqué également que ses forces ainsi que la police d’Al-Anbar avaient arrêté 12 membres présumés de l’EI qui tentaient de fuir Ramadi en se fondant parmi les civils.

L’EI, qui avait pris le contrôle de Ramadi en mai 2015, a disséminé des milliers d’engins explosifs dans la ville.

L’un des secteurs récemment nettoyés par les forces irakiennes est celui d’Al-Malaab, où plus de 250 engins explosifs improvisés ont été désamorcés, selon un responsable de la police du déminage.