L’Iran prévoit l’entrée en vigueur de l’accord nucléaire au plus tard dimanche

Abbas Araghchi, le négociateur en chef de l'Iran (Archives/Fabrice Coffrini/AFP)
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Abbas Araghchi, le négociateur en chef de l'Iran (Archives/Fabrice Coffrini/AFP)
Abbas Araghchi, le négociateur en chef de l’Iran (Archives/Fabrice Coffrini/AFP)

L’entrée en vigueur de l’accord nucléaire entre Téhéran et les grandes puissances doit intervenir au plus tard dimanche, a déclaré l’un des principaux négociateurs iraniens, cité mercredi par l’agence officielle Irna et le site de la télévision d’État.

« L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) doit rendre son rapport vendredi » pour confirmer que l’Iran a tenu ses engagements, a déclaré Abbas Araghchi. Et « vendredi, samedi ou dimanche (…) nous annoncerons l’entrée en application de l’accord nucléaire », a-t-il ajouté.

L’AIEA n’a pas confirmé dans l’immédiat cette annonce.

M. Araghchi a précisé qu’un « communiqué commun » serait publié par le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif et la chef de la diplomatie de l’Union européenne Federica Mogherini au nom des puissances du groupe 5+1 (États-Unis, France, Royaume-Uni, Russie, Chine et Allemagne) pour annoncer officiellement le jour de l’entrée en application.



Il a également évoqué une cérémonie « en préparation » avec la possible présence des ministres des Affaires étrangères de l’Iran et du groupe 5+1. Il n’a toutefois pas annoncé le lieu de cette cérémonie.

L’accord historique conclu en juillet après de longues négociations vise à limiter le programme nucléaire controversé de l’Iran en échange d’une levée progressive et contrôlée des sanctions internationales contre Téhéran.

Dans le cadre de cet accord, Téhéran a déjà réduit le nombre de ses centrifugeuses et envoyé à l’étranger la quasi totalité de son stock d’uranium faiblement enrichi. L’Iran doit encore enlever dans les prochains jours le coeur du réacteur à eau lourde d’Arak, une des autres mesures nécessaires pour l’entrée en application de l’accord.

M. Araghchi a ajouté que la tâche de redessiner le réacteur à eau lourde d’Arak reviendra à une société iranienne.

Jusque-là, les responsables iraniens affirmaient que l’Iran, la Chine et les Etats-Unis allaient coopérer ensemble pour redéfinir ce réacteur.

« Le contrat sera signé avec société iranienne, qui sera chargée de moderniser le réacteur », a déclaré M. Araghchi. « Si les pays étrangers nous aident tant mieux, sinon nous ne les attendrons pas ».

L’Iran a accepté de modifier le réacteur de recherche d’Arak pour qu’il produise une quantité moins importante de plutonium, qui peut en principe être utilisé pour la fabrication de l’arme atomique, donnant ainsi des garanties à la communauté internationale.

Un responsable nucléaire iranien a annoncé mardi qu’un « grand nombre » d’inspecteurs de l’AIEA se trouvaient en Iran pour vérifier ces mesures.