Raids pakistanais meurtriers contre le réseau Haqqani

Raids pakistanais meurtriers contre le réseau Haqqani au Waziristan du Nord.(Photo d'illustration/Archives/Aamir Latif)
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Raids pakistanais meurtriers contre le réseau Haqqani au Waziristan du Nord.(Photo d'illustration/Archives/Aamir Latif)
Raids pakistanais meurtriers contre le réseau Haqqani au Waziristan du Nord.(Photo d’illustration/Archives/Aamir Latif)

L’aviation pakistanaise a mené vendredi des raids meurtriers dans le nord-ouest du pays, ayant pour cible le réseau Haqqani, un groupe extrémiste armé redouté, ont indiqué des responsables.

Les raids ont visé les villages de Maizer et Sher Ali dans la vallée de Shawal, dans la zone tribale instable du Waziristan du Nord, où l’armée mène une offensive contre les groupes armés depuis mi-2014.

Le réseau Haqqani est lié aux talibans afghans, et historiquement considéré comme étant parrainé par le Pakistan.

« Au moins 25 insurgés ont été tués et plusieurs de leurs repaires ont été détruits, ainsi que des véhicules pleins d’explosifs », a assuré à l’AFP un responsable des services de sécurité.

Cinq des morts étaient des membres du réseau Haqqani, 10 des extrémistes ouzbeks et tchétchènes, et 10 autres appartenaient aux mouvement des talibans pakistanais (TTP), selon lui.

« Certains repaires visés aujourd’hui étaient utilisés à la fois par le réseau Haqqani et des extrémistes étrangers », a-t-il ajouté.

Ce terme est généralement utilisé au Pakistan pour désigner les Ouzbeks et Tchétchènes souvent affiliés au réseau Haqqani, qui est accusé d’envoyer des combattants et des kamikazes frapper les troupes américaines et de l’Otan en Afghanistan.

Un second responsable des services de sécurité a confirmé que des raids avaient fait des victimes, sans pouvoir en préciser le nombre.

Le Waziristan du Nord est l’un de sept districts tribaux semi-autonomes frontaliers de l’Afghanistan. Il est devenu un fief d’Al-Qaïda et des talibans au début des années 2000.

L’armée pakistanaise affirme avoir tué plus de 3.600 extrémistes au cours de son offensive, qui a coûté la vie à 358 soldats.

La zone de conflit est reculée et inaccessible pour les journalistes, ce qui rend difficile toute vérification des affirmations de l’armée, y compris le nombre et l’appartenance des personnes tuées.