Réfugiés au Canada: les inquiétudes américaines sont sans fondement, déclare le ministre Goodale

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Accueil des réfugiés: le Canada n'abaissera pas les normes de sécurité, assure Goodale. (capture d'écran)
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Accueil des réfugiés: le Canada n'abaissera pas les normes de sécurité, assure Goodale. (capture d'écran)
Accueil des réfugiés: le Canada n’abaissera pas les normes de sécurité, assure Goodale. (capture d’écran)

Les inquiétudes américaines sur la sécurité liées au plan du Canada d’accueillir 25.000 réfugiés syriens d’ici la fin février sont sans fondement, a déclaré mercredi le ministre canadien de la Sécurité publique, Ralph Goodale.

Nous avons tenu au courant le département (américain) de la Sécurité intérieure, l’ambassadeur des États-Unis au Canada et il y a une ligne de communications très ouverte avec la Maison Blanche. Ils comprennent très bien les niveaux de sécurité et de filtrage (des réfugiés) que nous avons mis en place, a déclaré M. Goodale à la chambre des Communes.

L’opposition conservatrice a reproché au gouvernement libéral d’avoir décliné une invitation d’une commission du Sénat américain, à majorité républicaine, qui doit examiner l’impact pour la sécurité américaine de l’afflux de réfugiés syriens au Canada.

En refusant l’invitation, le gouvernement crée un précédent et tente de cacher des choses aux Canadiens et à nos alliés américains, a estimé la députée Michelle Rempel.

L’ambassadeur canadien à Washington et son personnel discutent régulièrement avec les sénateurs américains de l’opération d’accueil des réfugiés syriens du Canada, a souligné de son côté une porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Rachna Mishra.

L’audition de la commission du Sénat sur la Sécurité intérieure (Homeland Security) est prévue mercredi prochain, avec pour intitulé: Le plan d’accueil rapide des réfugiés du Canada: questions sans réponses et implications pour la sécurité nationale des États-Unis.

Parmi les quatre experts invités à témoigner devant cette commission figurent deux Canadiens qui ont fermement critiqué la politique d’accueil des réfugiés du gouvernement de Justin Trudeau.

Le Premier ministre avait promis pendant sa campagne électorale à l’automne d’accueillir 25.000 réfugiés syriens avant fin 2015. Cet objectif ambitieux s’est heurté à des problèmes administratifs et logistiques et, dès fin novembre, le gouvernement canadien l’avait étalé dans le temps.

Depuis, un peu plus de 14.000 réfugiés, la majorité appartenant à des minorités religieuses persécutées, ont été accueillis au Canada. Les demandes de près de 6.000 autres ont aussi été traitées, mais ces réfugiés n’ont pas encore touché le sol canadien.

Aux États-Unis, le président Barack Obama s’est engagé en septembre 2015 à accueillir 10.000 réfugiés syriens cette année, mais doit composer avec l’hostilité des républicains.

Barack Obama a prévu de recevoir le 10 mars Justin Trudeau en visite officielle, avec un dîner d’État en l’honneur de M. Trudeau et de son épouse, Sophie Grégoire-Trudeau. Il faut remonter à 1997 avec Jean Chrétien, et Bill Clinton, pour voir un Premier ministre canadien recevoir un tel honneur.