Un navire de guerre américain a croisé dans les eaux des îles Paracels revendiquées par la Chine

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Le destroyer lance-missile américain USS Curtis Wilbur, mené une opération de liberté de navigation près de l'île Triton dans l'archipel des Paracels en mer de Chine méridionale, disputé par la Chine et Taïwan. (Photo d'illustration/Archives/ Mate 3rd Class John Sullivan/U.S. Navy)
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Le destroyer lance-missile américain USS Curtis Wilbur, mené une opération de liberté de navigation près de l'île Triton dans l'archipel des Paracels en mer de Chine méridionale, disputé par la Chine et Taïwan. (Photo d'illustration/Archives/ Mate 3rd Class John Sullivan/U.S. Navy)
Le destroyer lance-missile américain USS Curtis Wilbur, mené une opération de liberté de navigation près de l’île Triton dans l’archipel des Paracels en mer de Chine méridionale, revendiqué par la Chine, le Viet-Nam et Taïwan. (Photo d’illustration/Archives/Mate 3rd Class John Sullivan/U.S. Navy)

Un navire de guerre américain a croisé dans la zone des 12 milles nautiques d’une île revendiquée par la Chine en Mer de Chine méridionale, afin de souligner le droit des États-Unis à circuler dans ces eaux disputées, a annoncé le Pentagone.

« Nous avons mené une opération de liberté de navigation en Mer de Chine méridionale plus tôt cette nuit », a déclaré le porte-parole Jeff Davis dans un communiqué diffusé tard vendredi (heure américaine), au sujet de l’opération menée près de Triton Island, dans l’archipel des Paracels.

Le USS Curtis Wilbur, un destroyer lance-missile appartenant à la Septième flotte américaine, opérant dans l’océan Pacifique Ouest et dans l’océan Indien, a croisé dans cette zone revendiquée par la Chine, le Vietnam et Taïwan.

Le porte-parole du Pentagone a déclaré qu’il n’y avait pas de navires de la marine de guerre chinoise chinoise dans le voisinage du destroyer américain.

La mer de Chine méridionale est une route maritime importante pour le commerce par où transite environ 5 trillions de dollars U.S. de marchandises chaque année et les États-Unis y réclament le droit de passage comme s’il s’agissait d’eaux internationales.

Le ministère des Affaires étrangères de Chine a néanmoins accusé les États-Unis d’avoir « violé les lois chinoises en pénétrant dans les eaux territoriales chinoises sans permission » – et a averti qu’il a prenait « des mesures appropriées » pour surveiller l’archipel..

La Chine s’est emparé du contrôle total des Paracels dans les années 1970 suite à une confrontation navale avec le Vietnam et, plus tôt ce mois-ci, Pékin a annoncé des plans pour attirer des investissements privés dans l’archipel.

La Chine revendique la souveraineté sur 90% de la mer de Chine méridionale, riche en ressources énergétiques, revendications aussi disputés sur certaines zones par, outre le Viet-Nam et Taïwan, Brunei, la Malaisie et les Philippines.

Cet exercice de liberté de navigation visait donc cette fois à contrecarrer les tentatives des trois pays qui se disputent la souveraineté de l’archipel des Paracels de restreindre la liberté de navigation.

Cette démonstration de force fait suite à plusieurs autres patrouilles du même type en Mer de Chine méridionale. Ce n’est en effet pas le premier incident de ce type dans la région: en octobre 2015, les États-Unis avaient envoyé un autre destroyer lance-missile, le USS Lassen, en mer de Chine méridionale à proximité des îles de Nansha (Spratleys), revendiquées elles aussi par Pékin.

La Chine mène en mer de Chine d’énormes opérations de remblaiement d’îlots, transformant des récifs coralliens en ports, pistes d’atterrissage et infrastructures diverses. Les autres pays qui ont des revendications territoriales sur cette zone ont également construit des infrastructures, sur des îles disputées, mais beaucoup plus modeste.

L’accélération ces dernières années des opérations de construction chinoises a attisé les tensions avec les pays voisins et les États-Unis.

*Avec AFP