Ban Ki-moon visite le centre de prévention de la radicalisation pour conclure sa visite au Canada (PHOTOS/VIDÉO)

Ban Ki-moon salue les efforts de Montréal pour lutter contre la radicalisation. (Nicolas Laffont/45eNord.ca)
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C’est à Montréal, au Centre de prévention de la radicalisation menant à la violence, que le secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon a clôturé trois jours de visite au Canada.

Le secrétaire général a salué l’approche préventive de la Ville de Montréal grâce aux efforts menés par le centre pour lutter contre la radicalisation, mis en place par Montréal et Québec en 2015.

Ban Ki-moon salue les efforts de Montréal pour lutter contre la radicalisation. (Nicolas Laffont/45eNord.ca)
Ban Ki-moon salue les efforts de Montréal pour lutter contre la radicalisation. (Nicolas Laffont/45eNord.ca)

Lors d’une mêlée de presse qui ne devait pas avoir lieu à la base, M. Ban a déclaré espérer «que le gouvernement du Canada et les membres des Nations unies travailleront ensemble pour lutter contre ce problème».

Le maire de Montréal, Denis Coderre, était bien évidemment heureux et satisfait de la visite de M. Ban au Canada. «On a beaucoup parlé de diplomatie urbaine, et vous allez voir de plus en plus les très grandes villes, les mégapoles, les métropoles, avoir un rôle plus important à jouer. Et ce que M. Ban croit fondamentalement, c’est qu’on peut avoir une grande vision, établir de grandes politiques nationales, mais pour la réalisation et le suivi, c’est par les villes que ça va passer».

L’initiative montréalaise pour prévenir la radicalisation est une première nord-américaine.

Depuis son ouverture en mars 2015, il a déjà traité 612 dossiers et transmis neuf cas aux policiers pour un examen plus approfondi, selon ce qu’a indiqué son directeur, Herman Deparice-Okomba.

Un retour à l’ONU

La veille, Ban Ki-moon avait surpris en déclarant être de retour au Canada «parce que le Canada est de retour», reprenant ainsi les paroles du nouveau gouvernement libéral.

Il a salué l’effort du Canada en matière d’accueil de réfugiés, mais a fait valoir que des efforts de solidarité additionnels étaient requis étant donné l’ampleur de la situation et les coûts insoutenables pour les pays voisins, dont la plupart sont des pays en développement.

Le premier ministre Justin Trudeau tient un point de presse conjoint avec le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon. (Adam Scotti/CPM)
Le premier ministre Justin Trudeau tient un point de presse conjoint avec le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon. (Adam Scotti/CPM)

Jeudi, c’est aux côtés du secrétaire général de l’ONU, que le Premier ministre Justin Trudeau avait dit vouloir que le Canada entend «renforcer ses relations avec les Nations Unies dans les années à venir».

Le gouvernement de Stephen Harper avait échoué dans sa tentative d’obtenir un siège temporaire au Conseil de sécurité des Nations Unies, en 2010. C’était la première fois que le Canada perdait un vote pour obtenir une place sur ce prestigieux organe de l’ONU.

«Sur la question de la participation du Canada au Conseil de sécurité des Nations Unies, j’ai indiqué au secrétaire général (…) que se réengager aux Nations Unies comprend de vouloir reprendre une place au Conseil de sécurité», a précisé M. Trudeau, lors d’un point de presse commun avec M. Ban.

Bien que le concept même des Casques bleus ait été créé par le Canada, le pays a cessé de contribuer aux troupes de maintien de la paix ces dernières années. En date du 31 décembre 2015, seuls 29 militaires canadiens servaient sous les couleurs de l’ONU, contre quelque 3.000 il y a 20 ans, plaçant ainsi le Canada à la 66e place.

«Le Canada peut et se doit de s’engager davantage dans les efforts de maintien de la paix de l’ONU», a fait valoir M. Trudeau.