Carter souhaite que plus de pays renforcent comme le Canada leur contribution à la lutte contre l’EI

0
Le Secrétaire américain à la Défense Ash Carter, à gauche, avec le Secrétaire généralde l'OTAN Jens Stoltenberg au siège de l'OTAN à Bruxelles, le 10 février 2016, pour discuter de questions d'intérêt commun. (Air Force Senior Master Sgt. Adrian Cadiz Sgt. Adrian Cadix/DoD)
Le Secrétaire américain à la Défense Ash Carter, à gauche, avec le Secrétaire généralde l’OTAN Jens Stoltenberg au siège de l’OTAN à Bruxelles, le 10 février 2016, pour discuter de questions d’intérêt commun. (Air Force Senior Master Sgt. Adrian Cadiz Sgt. Adrian Cadix/DoD)

Le secrétaire américain à la Défense Ashton Carter rencontre jeudi à Bruxelles ses homologues des pays de la coalition contre l’organisation État islamique pour faire le point des opérations et tenter d’obtenir plus de contributions.

Un peu plus de 18 mois après que les États-Unis et la coalition qu’ils ont assemblée ont commencé à bombarder des objectifs de l’EI, M. Carter espère que l’intensification des activités du groupe djihadiste à travers le monde et particulièrement son déploiement en Libye vont inciter des pays à prendre de plus grands engagements militaire et financiers.

À l’approche de la réunion de l’Otan mercredi et jeudi à Bruxelles, M. Carter a utilisé une combinaison de diplomatie discrète et de reproches publics, allant jusqu’à accuser certains des 66 membres de la coalition, qu’il n’a pas nommés, de « ne rien faire du tout ».

Un haut responsable américain de la Défense a déclaré mercredi que les États-Unis ne recherchaient pas seulement des engagements supplémentaires en termes de soutien militaire ou financier, mais également des idées.

« Le secrétaire (à la Défense) appellera ses homologues à être créatifs, à s’exprimer pour contribuer aux réflexions sur la manière de mener la campagne », a déclaré ce responsable sous le couvert de l’anonymat. « Il n’y a pas de monopole des bonnes idées ».

Depuis le début de ses opérations, la coalition anti-EI sous direction américaine a effectué plus de 10.000 frappes aériennes en Irak et en Syrie. Le Pentagone estime que l’EI a perdu pendant cette période environ 40% des territoires qu’il occupait en Irak et environ 10% de ceux qu’il contrôlait en Syrie.

Mais bien que l’EI ait perdu par exemple le contrôle de la ville irakienne de Ramadi, à l’ouest de Bagdad, la reconquête de Mossoul, deuxième ville d’Irak, dans le nord, ou celle de Raqa, fief de l’EI dans l’est de la Syrie, ne sont pas envisagées avant des mois, et des milliers de combattants de l’organisation djihadiste se sont entre-temps déployés en Libye.

Les efforts de M. Carter ont déjà porté quelques fruits. Le Canada a annoncé lundi qu’il allait tripler l’effectif de ses forces spéciales formant des milices kurdes dans le nord de l’Irak, le portant à 210 hommes. Et la Slovénie a indiqué qu’elle allait commencer à envoyer des instructeurs militaires.

« Il y a un certain nombre d’autres pays qui sont en train de déterminer s’ils peuvent eux aussi » renforcer leurs contributions, a déclaré le responsable américain sous le couvert de l’anonymat. Plusieurs gouvernements examinent « très sérieusement » la possibilité de contributions supplémentaires mais doivent d’abord obtenir l’approbation de leur parlement, a-t-il précisé.


Les commentaires sont fermés.