Dégradé lorsqu’aux mains de l’EI, le barrage de Mossoul en se rompant inonderait la ville

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Une vue du barrage de Mossoul sur le Tigre en Irak, le 1er février 2016. (AFP/Archives/AFIN HAMED)
Une vue du barrage de Mossoul sur le Tigre en Irak, le 1er février 2016. (AFP/Archives/AFIN HAMED)

Les risques de rupture du plus grand barrage d’Irak, près de la ville de Mossoul (nord), sont « plus importants » que ce qui était prévu jusqu’ici, met en garde un rapport américain rendu public mardi par le Parlement irakien.

« Tous les éléments récoltés au cours des douze derniers mois indiquent que les risques de rupture du barrage de Mossoul sont bien plus importants que ce qui avait été imaginé », estime le corps d’ingénieurs de l’armée américaine dans ce document daté du 30 janvier.

Opérationnel depuis 1984, le barrage a été construit sur un sol de gypse et de calcaire qui s’érode au contact de l’eau, ce qui a pour effet de creuser des cavités dans ses soubassements.

Depuis sa construction, le gouvernement irakien a essayé de consolider ses fondations en injectant du ciment dans le sous-sol et dans les cavités.

Mais l’état du barrage a empiré en 2014 lorsque le groupe djihadiste État islamique (EI) qui contrôle Mossoul s’en est brièvement emparé, mettant un terme à la maintenance nécessaire.

La compagnie italienne Trevi a remporté un appel d’offres pour réparer et entretenir le barrage, a annoncé Bagdad en janvier sans préciser quand les travaux pourront débuter.

De hauts responsables américains ont mis en garde contre un risque de catastrophe majeure si le barrage s’effondrait, évoquant une vague de 20 mètres qui pourrait déferler sur Mossoul.


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