Disponibilité opérationnelle dans l’Arctique: l’Armée canadienne s’entraîne dans le Nord

Des membres de la Compagnie Alpha (Cie A) du 1er Bataillon, Princess Patricia’s Canadian Light Infantry (1 PPCLI), préparent leur équipement en vue d’une attaque au niveau du peloton, dans la région du lac Russell (Territoires du Nord-Ouest), lors d'un exercice Arctic Ram. (Photo d'illustration/Archives/Combat Cam)
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Des membres de la Compagnie Alpha (Cie A) du 1er Bataillon, Princess Patricia’s Canadian Light Infantry (1 PPCLI), préparent leur équipement en vue d’une attaque au niveau du peloton, dans la région du lac Russell (Territoires du Nord-Ouest), lors d'un exercice Arctic Ram. (Photo d'illustration/Archives/Combat Cam)
Des membres de la Compagnie Alpha (Cie A) du 1er Bataillon, Princess Patricia’s Canadian Light Infantry (1 PPCLI), préparent leur équipement en vue d’une attaque au niveau du peloton, dans la région du lac Russell (Territoires du Nord-Ouest), lors d’un exercice Arctic Ram. (Photo d’illustration/Archives/Combat Cam)

À compter d’aujourd’hui, 8 février et jusqu’au début mars, environ 2 500 soldats de l’Armée canadienne (Force régulière et Première Réserve) ainsi que des Rangers canadiens s’entraîneront dans plusieurs secteurs du Nord du Canada, annonce la Défense nationale.

L’Armée canadienne vise ainsi à maintenir et à perfectionner ses capacités opérationnelles dans les rudes conditions de l’Arctique, explique le communiqué de la Défense.Toutes les divisions de l’Armée canadienne qui œuvrent sur le terrain ( 2e, 3e, 4e, et 5e Division) seront impliquées dans une série d’exercices qui échelonneront d’aujourd’hui au 12 mars.

La 2e Division du Canada, qui inclut toutes les unités de la force régulière et de la réserve de la province de Québec, sera pour sa part responsable de l’organisation de l’exercice RÉACTION ROYALE qui se déroulera du 16 février au 6 mars à Montréal, St-Jean, Puvirnituq, Akulivik, Inukjuak et Québec. les effectifs de RÉACTION ROYALE seront de 1 000 soldats.

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RÉACTION ROYALE

Lieux: Montréal, St-Jean, Puvirnituq, Akulivik, Inukjuak, Québec

Date: 16 février – 6 mars 2016

Effectif: 1 000 soldats

Organisation responsable : 2e Division du Canada

ARCTIC RAM

Lieux: Resolute Bay (Nunavut) et Yellowknife (Territoires du Nord Ouest)

Date: 8 – 22 février 2016

Effectif: Environ 200 soldats

Organisation responsable : 3e Division du Canada

TRILLIUM RESPONSE

Lieux: Pickle Lake et 13 communautés éloignées des Premières Nations dans le Nord de l’Ontario

Date: 13 – 21 février 2016

Effectif: Environ 900 soldats

Organisation responsable: 4e Division du Canada

NORTHERN SAPPER

Lieux: Goose Bay, Nain, Saglek, Big Bay, Postville et Cape Kiglapait (Terre Neuve et Labrador)

Date: 8 – 23 février 2016

Effectif: 180 soldats (6 soldats américains, 5 soldats néo zélandais et 8 soldats polonais y participent)

Organisation responsable: 5e Division du Canada

STALWART GOOSE

Lieux : Goose Bay, Nain, Cape Kakiviak, Saglek, Cape Kiglaplt, Big Bay, Tukialik, et Cartwright (Terre Neuve et Labrador)

Date: 4 – 12 mars 2016

Effectif: 231 soldats (Première Réserve)

Organisation responsable: 5e Division du Canada[/toggle]

Protection des frontières nordiques

Des militaires du Lorne Scots (Peel Dufferin & Halton Regiment) constituant un peloton de la Compagnie d’intervention nationale, se préparent en vue d’une embuscade, près Rankin Inlet, au Nunavut, lors de l’exercice TRILLIUM RESPONSE, le mercredi 19 février 2014.(Photo d’illustration/Archives/MDN)

« La protection de nos frontières nordiques demeure une grande priorité sur le plan de la sécurité pour le Canada. Le ministère de la Défense nationale et les Forces armées canadiennes sont fermement résolus à exercer la souveraineté du Canada sur son territoire nordique et ces entraînements dans l’Arctique nous permettent d’accroître notre présence visible dans le Nord du Canada. », a déclaré ;a ce propos le ministre de la Défense, Harjit Sajjan, lui-même un ancien militaire.

L’Armée canadienne maintient donc sa disponibilité opérationnelle et continue d’accroître sa capacité de mener des opérations dans le Nord en s’entraînant dans des conditions très difficiles dans certaines des régions les plus reculées du Canada.

Les soldats perfectionneront et mettront à l’épreuve leurs compétences poussées de survie par temps froid et se prépareront aussi à intervenir rapidement lors de simulations de menaces et d’urgences nationales, comme les catastrophes naturelles, les phénomènes météorologiques extrêmes et autres dangers, précise le communiqué.

Parmi les temps forts des exercices: des sauts en parachute et une intervention nécessitant la participation des communautés des Premières Nations.

Les exercices offrent également occasion de collaborer avec les Rangers canadiens, « les yeux et les oreilles des Forces armées canadiennes dans le Nord », ainsi qu’avec les communautés locales et avec d’autres ministères et organismes gouvernementaux.

Des soldats de la garde nationale de l’armée américaine, ainsi que des forces armées néo‑zélandaises et polonaises ont également été invités à participer à l’entraînement pour renforcer encore l’interopérabilité entre le Canada et ses alliés.