Harjit Sajjan rencontre le secrétaire à la Défense Ashton Carter à Bruxelles

Le ministre de la Défense, Harjit S. Sajjan, rencontre le secrétaire à la Défense des États-Unis, Ashton Carter, avant la réunion des ministres de la Défense de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN) qui aura lieu à Bruxelles, en Belgique.(MDN)
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Le ministre de la Défense, Harjit S. Sajjan, rencontre le secrétaire à la Défense des États-Unis, Ashton Carter, avant la réunion des ministres de la Défense de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN) qui aura lieu à Bruxelles, en Belgique.(MDN)
Le ministre de la Défense, Harjit Sajjan, rencontre le secrétaire à la Défense des États-Unis, Ashton Carter, avant la réunion des ministres de la Défense de l’OTAN qui a lieu à Bruxelles. (MDN)

Aujourd’hui, le ministre de la Défense, Harjit Sajjan, a eu une rencontre bilatérale avec le secrétaire à la Défense des États-Unis, Ashton Carter, avant la réunion des ministres de la Défense de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN) à Bruxelles, en Belgique, rapporte le ministère canadien de la Défense.

Durant cette première réunion officielle avec Ashton Carter, le ministre Sajjan s’est engagé à travailler avec son homologue américain à renforcer la coopération dans un certain nombre de domaines d’intérêt commun, notamment en participant activement au NORAD et à l’OTAN.

Les États-Unis sont le plus important allié et partenaire de défense du Canada.

En tout temps, on compte plus de 700 membres des Forces armées canadiennes qui servent aux États-Unis, dont environ la moitié dans la mission du NORAD, le Commandement de la défense aérospatiale de l’Amérique du Nord, tandis que les autres servent en qualité d’officier de liaison ou d’échange. Réciproquement, plus de 100 membres des forces américaines participent à des postes d’échange avec les Forces armées canadiennes au Canada.

Le Canada est les États-Unis ont également une relation privilégiée au sein de l’OTAN en tant que les deux seuls pays non européens de l’Alliance et, souligne le ministère canadien de la Défense, «ils partagent un engagement commun envers l’Alliance de l’OTAN en tant que pierre angulaire de la relation en matière de défense et de sécurité transatlantique».

Le plan canadien pour battre l’E.I.

D’autre part, en ce qui a trait à la situation au Moyen-Orient, le ministre Sajjan a réaffirmé «l’engagement du Canada en tant que membre clé de la coalition internationale pour gérer les crises qui secouent actuellement l’Iraq et la Syrie» et a profité de l’occasion pour fournir des détails sur la réorientation de la stratégie militaire du Canada,

Le 8 février, le premier ministre Trudeau a annoncée son plan de lutte contre l’EI, qui portera de 650 à 830 personnes son effectif militaire en plus de tripler sa mission de formation des troupes locales.

Le plan prévoit notamment plus de personnel pour la planification opérationnelle, le ciblage et le renseignement. Il tripleras aussi la taille de sa mission de formation, de prestation de conseils et d’assistance pour aider les forces de sécurité irakiennes à planifier et à mener leurs opérations militaires contre l’EI.




Dans le cadre de la mission, le Canada déploiera également du personnel médical des FAC, qui offrira de la formation aux forces de sécurité irakiennes pour la prise en charge de blessés dans le champ de bataille et qui fournira du soutien médical au personnel des FAC et à ses partenaires; fournira de l’équipement tel que des armes de petit calibre, des munitions et des dispositifs optiques pour contribuer à la formation des forces de sécurité irakiennes, examinera des moyens d’améliorer le transport tactique sur le théâtre d’opérations.

En outre, le Canada maintient l’appareil de ravitaillement en vol CC-150 Polaris et jusqu’à deux appareils de surveillance aérienne CP-140 Aurora, de même que les équipages et le personnel de soutien associés. Ces appareils continueront de mener des opérations dans les zones visées par la Coalition.

Et finalement, sous réserve de plus amples discussions avec ses partenaires régionaux, le Canada améliorera ses efforts de renforcement de la capacité des forces de sécurité en Jordanie et au Liban pour aider à prévenir la propagation de l’extrémisme violent. Le Canada se propose également de fournir une équipe de conseillers stratégiques au gouvernement de l’Irak pour ses ministères de la Défense et de l’Intérieur.

Réaction positive à « l’engagement (canadien) recentré pour battre l’E.I. »

Le jour même du dévoilement de ce plan, le président américain Barack Obama, qui a parlé par téléphone avec premier ministre Justin Trudeau pour discuter de la contribution canadienne à la Coalition mondiale de lutte contre l’EI, a accueilli favorablement la nouvelle contribution du Canada aux efforts de la coalition et a souligné le leadership du Canada dans la coalition.

Le président Obama et le premier ministre Trudeau ont aussi à cette occasion réaffirmé l’importance de tous les aspects de la relation bilatérale.

Le Pentagone a lui aussi tout de suite accueilli très favorablement la nouvelle stratégie canadienne de lutte contre l’EI, qui va exactement dans le sens demandé par le secrétaire américain à la Défense Ashton Carter.

Le porte-parole de la Défense, Peter Cook, a déclaré le jour du dévoilement du plan que « Le secrétaire [à la Défense, Ashton Carter] considère ces contributions importantes, et il apprécie grandement la décision prise par le gouvernement [du premier ministre] Trudeau de renforcer le rôle du Canada dans la campagne à ce moment critique ».

Et aujourd’hui à Bruxelles, le ministre Sajjan et le secrétaire Carter ont réaffirmé encore une fois le lien spécial qui unit les deux pays et ont exprimé leur volonté de demeurer en contact étroit.

Le ministre canadien de la Défense a aussi eu aujourd’hui une première rencontre bilatérale avec le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg.