La visite officielle de Ban Ki-moon au Canada souligne le retour du pays sur la scène internationale

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Justin Trudeau, aux côtés du président américain Barack Obama et du secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, au sommet du G-20, à Antalya en Turquie, le 15 novembre 2015. (Archives/pool/Anadolu)
Justin Trudeau, aux côtés du président américain Barack Obama et du secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon, au sommet du G-20, à Antalya en Turquie, le 15 novembre 2015. (Archives/pool/Anadolu)

Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, effectuera une visite de travail du 11 au 13 février à Ottawa et à Montréal, marquant le retour tant attendu du Canada sur la scène internationale en tant qu’acteur multilatéral.

Cette visite, annoncée aujourd’hui par le bureau du premier ministre Justin Trudeau, est d’autant plus importante que la fin de la décennie Harper et l’arrivée du nouveau gouvernement libéral a amené le retour au multilatéralisme dans la politique étrangère du Canada qui entend dorénavant être un acteur « plus constructif sur le plan international » et jouer de nouveau le rôle important qui a déjà été le sien à l’ONU et au sein d’autres forums internationaux.

Le gouvernement précédent avait fini par faire croire aux Canadiens qu’un pays qui lâchait des bombes, parlait fort et apostrophait ses ennemis, comme Stephen Harper l’avait fait au sommet du G-20 de novembre 2014 à Brisbane quand il avait attaqué frontalement Vladimir Poutine, était un pays fort, respecté et influent.

Hélas, si cela avait pu plaire à la base électorale au chef conservateur au pays, cela avait grandement contribué à ternir l’image du Canada à l’étranger.

En dépit de la rhétorique guerrière et incendiaire du gouvernement précédent, peut-être même en partie à cause de celle-ci, le Canada avait au cours des dernières années perdu de son influence sur la scène internationale, aux dires des diplomates, à un point tel selon certains qu’il n’était plus considéré comme un joueur important.

En 2010, le Canada n’était pas parvenu à obtenir un siège au Conseil après s’être retiré au troisième tour de scrutin qunad Ottawa avait du concéder la victoire au Portugal.

«Je suis triste de voir que, dans moins de dix ans, le gouvernement Harper a terni près de 60 ans de réputation du Canada en tant que bâtisseur de paix et de progrès », avait déclaré l’ancien premier ministre Jean Chrétien un mois avant l’élection du 19 octobre dernier où les conservateurs ont été défaits par les troupes du jeune chef libéral.


Le retour du Canada à son véritable rôle

« Le Canada est un membre actif et engagé de l’ONU, non seulement parce que l’ONU offre un soutien essentiel à des millions de personnes dans le besoin, mais parce qu’elle sert les intérêts du Canada. Un monde plus pacifique est aussi un monde plus sûr et plus prospère pour le Canada », affirme aujourd’hui avec force le communiqué du bureau du premier ministre qui annonce la visite prochaine du secrétaire général.

« Si nous voulons bâtir un monde plus pacifique et prospère, un monde où notre diversité est une force, il est essentiel que l’Organisation des Nations Unies soit solide. Le Canada est fier du rôle qu’il a joué dans les réussites de l’ONU, notamment en ce qui a trait à la protection des droits de la personne et au maintien de la paix. Je veux redonner au Canada sa voix ainsi que rétablir son leadership au sein de l’ONU. », a déclaré Justin Trudeau.

Au cours de la visite du secrétaire général, le Canada réaffirmera son son engagement à l’égard de l’ONU, de la coopération efficace et d’un leadership renouvelé sur la scène internationale, poursuit le communiqué d’Ottawa, ajoutant que le premier ministre fera valoir à cette occasion l’engagement du Canada dans de grands dossiers mondiaux, dont le changement climatique et le financement de la lutte contre le changement climatique, la situation en Syrie, en Irak et dans les pays voisins, la réinstallation des réfugiés et la santé des femmes et des enfants à travers le monde.

Le secrétaire général Ban rencontrera également le gouverneur général David Johnston avant de se rendre le 12 février à Montréal où il rencontrera le secrétaire général rencontrera le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, et le maire de Montréal, Denis Coderre.

Il prononcera une allocution à l’Université McGill et rencontrera en outre le secrétaire général et président du conseil de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI), organisme spécialisé de l’ONU, dont le siège se trouve à Montréal, ainsi que d’autres membres du personnel de l’ONU qui travaillent à partir de Montréal.


Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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