Espions et renseignement au cœur de la première journée de la Conférence sur la sécurité et la défense (PHOTOS)

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Le commandant des forces spéciales, le commandant-adjoint du SCRS et le sénateur Lang discutent de stratégie de sécurité nationale intégrée. (Nicolas Laffont/45eNord.ca)
Le commandant des forces spéciales, le commandant-adjoint du SCRS et le sénateur Lang discutent de stratégie de sécurité nationale intégrée, lors de la conférence organisée par la CAD et l’Institut de la CAD. (Nicolas Laffont/45eNord.ca)

La première journée de discussions à la Conférence d’Ottawa sur la sécurité et la défense a été riche alors que pas moins de trois ministres se sont succédés à la tribune.

C’est cependant le rôle des espions canadiens et du renseignement, qui a retenu l’attention tout au long de la journée.

Le ministre de la Défense nationale Harjit Sajjan a commencé la journée en énumérant les différentes priorités confiées par le premier ministre.

Le ministre de la Défense nationale Harjit Sajjan. (Nicolas Laffont/45eNord.ca)
Le ministre de la Défense nationale Harjit Sajjan. (Nicolas Laffont/45eNord.ca)

Évoquant ainsi la nouvelle stratégie canadienne de lutte contre le groupe armé État islamique, Harjit Sajjan s’est montré enthousiaste à mettre de l’avant la future capacité accrue de renseignement qui sera déployée au cours des prochaines semaines.

Il n’a cependant pas donné plus de détails sur comment cette capacité s’intègrera ou agira sur le terrain.

En interview pour 45eNord.ca, il a expliqué que le plan récemment dévoilé par le premier ministre a été mis sur pied notamment grâce à une approche similaire à ce que le renseignement militaire fait.

«Vous avez besoin d’avoir une compréhension de ce qu’il se passe. Vous prenez les renseignements, la situation politique, ce qu’il se passe pour les troupes au sol, et vous avez besoin aussi de savoir ce que fait et ce que veut la Coalition, et en fonction de ca vous regardez quels sont les manques. Et le Canada a regardé ce qui était nécessaire et nous avons donc fait notre contribution».

Michael Peirce, directeur-adjoint du Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) a souligné quand à lui la crédibilité gagnée des renseignements canadiens depuis le conflit en Afghanistan, alors que se construisait petit à petit la reconnaissance par nos alliés de la qualité de nos informations.

Le Centre de la sécurité des télécommunications Canada jouerait toutefois un plus grand rôle dans le renseignement dans la lutte contre l’EI. Des équipes seraient mobilisés spécifiquement pour traquer les djihadistes du Moyen-Orient sur Internet et les réseaux sociaux.

Le ministre de la Sécurité publique Ralph Goodale. (Nicolas Laffont/45eNord.ca)
Le ministre de la Sécurité publique Ralph Goodale. (Nicolas Laffont/45eNord.ca)

Le ministre de la Sécurité publique Ralph Goodale, qui revient tout juste d’une rencontre du Groupe des «5 eyes», a confirmé que le SCRS s’impliquera également davantage dans la lutte contre l’EI. «Nous fournissons des ressources nouvelles et supplémentaires en matière de renseignement dans la région et, si la nature de la mission m’empêche d’élaborer, je peux toutefois dire que le SCRS aura un rôle à jouer, a indiqué M. Goodale. Ce sera certainement un rôle accru qui permettra d’atteindre des objectifs plus larges».

Fondateur de 45eNord.ca, Nicolas est passionné par la «chose militaire». En Afghanistan, en Haïti, en Europe de l'est, dans l'Arctique, aux États-Unis, ou un peu partout au Canada, il suit les Forces armées canadiennes lors d'exercices ou d'opérations, au plus près de l'action.