Les Gardiens iraniens de la révolution se retirent de Syrie, annonce John Kerry

Les forces navales des Pasdaran déployés à Bandar Abbas dans le sud de l'Iran (Archives/AFP)
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Alors que certains officiers du corps des Gardiens de la Révolution iranienne (CGRI) auraient commencé à refuser d’être déployés en Syrie à cause du nombre de pertes humaines qui grimpe en flèche dans ce pays déchiré par la guerre, l'Iran se tourneraient vers les réfugiés afghans pour "combler le vide". (JForum)
Alors que certains officiers du corps des Gardiens de la Révolution iranienne (CGRI) auraient commencé à refuser d’être déployés en Syrie à cause du nombre de pertes humaines qui grimpe en flèche dans ce pays déchiré par la guerre, l’Iran s’étaient tourné récemment vers les réfugiés afghans pour « combler le vide ». (JForum)

Le secrétaire d’État américain John Kerry a affirmé jeudi que les Gardiens iraniens de la Révolution, l’armée d’élite du régime de Téhéran, étaient en train de se retirer de Syrie, tout en continuant à convoyer des armes.

Les « IRGC (le Corps des Gardiens de la Révolution d’Iran, NDLR) ont en fait retiré leurs troupes de Syrie. Le (guide suprême) ayatollah Ali Khamenei a retiré un nombre significatif de troupes », a déclaré M. Kerry devant la commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants du Congrès, mais sans donner de chiffre, ni de source.

« Leur présence s’est de fait réduite en Syrie », a insisté le chef de la diplomatie américaine, interrogé par des élus républicains sur le rapprochement entre l’Iran et les États-Unis à la faveur de l’accord sur le nucléaire mis en oeuvre depuis janvier. Ce texte historique a déclenché une levée des sanctions internationales contre Téhéran, même si les agissements de la puissance régionale chiite au Moyen-Orient sont toujours jugés « déstabilisateurs » par Washington.

L’Iran, allié du régime du président syrien Bachar al-Assad, n’envoie officiellement pas de soldats en Syrie mais seulement des « conseillers » membres des Gardiens de la Révolution, qui commandent notamment des miliciens chiites du Hezbollah libanais ainsi que des « volontaires » iraniens, irakiens et afghans.

Téhéran n’a jamais donné de chiffres officiels mais depuis début octobre plus d’une centaine d’Iraniens, dont des commandants des Gardiens, ont été tués en Syrie.

L’éventuel retrait des Gardiens de la Révolution du théâtre de guerre syrien « ne veut pas dire qu’ils ne restent pas impliqués et actifs dans le flot d’armes depuis la Syrie vers le Liban, via Damas » pour alimenter le Hezbollah, a ajouté John Kerry, se disant « préoccupé ».

La diplomatie iranienne a indiqué mercredi qu’elle soutenait le cessez-le-feu en Syrie qui doit entrer en vigueur vendredi à 22H00 GMT.