L’exercice américano-sud-coréen Ssang Yong focalisera sur la pénétration en territoire nord-coréen

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Des Marines américains du "Special Purpose Marine Air Ground Task Force 24" en provenance du USS New Orleans (LPD 18) dans des véhicules d'assaut amphibies lors d'un exercice dans le Pacifique. (Photo d'illustration/Archives/Mass Communication Specialist 1re classe Brien Aho, Marine des États-Unis)
Des Marines américains du « Special Purpose Marine Air Ground Task Force 24 » en provenance du USS New Orleans (LPD 18) dans des véhicules d’assaut amphibies lors d’un exercice dans le Pacifique. (Photo d’illustration/Archives/Mass Communication Specialist 1re classe Brien Aho, Marine des États-Unis)

Durant l’exercice conjoint Ssan Yong prévu le mois prochain, les marines sud-coréenne et américaine renforceront cette année leurs capacités de pénétration en territoire nord-coréen, « l’étape suivante des exercices de débarquement », rapporte l’agence sud-coréenne Yonhap.

Un responsable des autorités militaires a confirmé ce dimanche que «les exercices conjoints Ssan Yong qui auront lieu le mois prochain renforceront davantage les exercices d’opération à l’intérieur du territoire par rapport aux années passées», rapporte l’agence de presse.

Il s’agit de pressions militaires plus fortes que dans le passée contre le Nord à la vue de ses provocations récentes, notamment le quatrième essai nucléaire du 6 janvier dernier et le tir de fusée du 7 février dernier, soupçonné d’être un essai de missile balistique intercontinental (ICBM) par la communauté internationale, explique Yonhap.

L’exercice Ssang Yong fait partie des exercices militaires conjoints menées annuellement par Séoul et Washington. L’exercice de Key Resolve, qui débutera le 7 mars impliquera 15.000 soldats et de puissantes capacités militaires du côté américain, dont une brigade d’aviation de combat, un groupe de sous-marins à propulsion nucléaire et des avions de ravitaillement en vol.

L’exercice Ssangyong, un exercice annuel de débarquement de forces amphibies mené par le Corps des Marines de Corée du Sud et des États-Unis depuis 2012, est carrément cette année une réponse militaire à l’escalade des tensions dans la péninsule.

« L’exercice Ssangyong a lieu chaque année, mais cette année, après le débarquement, nous allons augmenter le niveau et la durée de l’exercice », a ainsi un responsable cité par les médias sud-coréens.

Les exercices conjoints des marines sur le sol viseront donc à s’entraîner à avancer profondément vers les sites essentiels nord-coréens après un débarquement sur les côtes nord-coréennes.

À cette fin, la durée de ces exercices de pénétration en sol nord-coréen sera doublée et des avions hybrides de transport à décollage et atterrissage verticaux V-22 Osprey de la marine américaine seront déployés pour ces exercices, précise également l’agence sud-coréenne..

Quelque 10.000 soldats sud-coréens, dont 3 000 marines et 7.000 soldats américains des marines, 4 500 provenant des États-Unis mêmes et le reste de la base américaine d’Okinawa, au Lapon, prendront part à l’exercice Ssangyong, qui sera cette année le plus mmportant depuis les plus grands depuis 2012.

Pour soutenir ces exercices, le navire d’assaut amphibie et furtif USS New Orleans (LPH-11) sera aussi de la partie.

Si des exercices d’attaque de grande envergure mettant en jeu des armes de destruction sont des démonstrations de puissance, une puissance qu’on peut parfois hésiter à déployer, cet exercice de débarquement amphibie est, lui, clairement destiné à faire sentir à la Corée du Nord une menace d’autant plus crédible qu’elle est plus immédiate.


Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.