Libye: un Mig 23 des autorités reconnues abattu dans l’est

Un autre Mig 23 libyen avait été abattu le 8 février 2016 près de la ville de Derna, à une centaine de km de Benghazi où il menait des frappes contre des positions de l'EI. (Twitter)
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Un autre Mig 23 libyen avait été abattu le 8 février 2016 près de la ville de Derna, à une centaine de km de Benghazi où il menait des frappes contre des positions de l'EI. (Twitter)
Un autre Mig 23 libyen avait été abattu le 8 février 2016 près de la ville de Derna, à une centaine de km de Benghazi où il menait des frappes contre des positions de l’EI. (Twitter)

Un avion de combat du gouvernement libyen reconnu internationalement a été abattu vendredi au-dessus de Benghazi dans l’est du pays alors qu’il visait des positions d’un groupe opposé aux autorités, selon des sources militaires.

« L’appareil Mig 23 s’est écrasé dans la zone de Qaryounes dans le nord-ouest de Benghazi après avoir été visé alors qu’il bombardait des positions du Conseil de la Choura », a affirmé à l’AFP Nasser el-Hassi, le porte-parole des forces loyales au gouvernement installé dans la ville d’Al-Bayda (est).

Le « Conseil de la Choura des moujahidine » est une coalition de milices islamistes proches d’Al-Qaïda et opposées au gouvernement reconnu.

Deux autorités se disputent le pouvoir en Libye, l’une basée dans la capitale Tripoli proche d’une coalition de milices, et l’autre, reconnue par la communauté internationale, exilée dans l’est du pays.

Le groupe djihadiste État islamique (EI) a revendiqué être responsable du crash selon le SITE, un centre américain de surveillance des sites islamistes.

Une source militaire a confirmé à l’AFP que le pilote était en vie « après avoir réussi à sauter grâce à son parachute ».

Le crash intervient après celui lundi d’un autre avion du même type près de la ville de Derna, à une centaine de km de Benghazi où il menait des frappes contre des positions de l’EI, selon des sources militaires. Elles avaient attribué sa chute à un « problème technique ».

Le chaos dans lequel est plongé la Libye depuis la chute du régime du dictateur Mouammar Kadhafi en 2011 a favorisé la montée en puissance de l’EI qui a implanté sa base dans la ville portuaire de Syrte, à 450 km à l’est de Tripoli.