La mission en Irak n’est pas une mission de combat, affirme le général Vance

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Le général Jonathan Vance, chef d'état-major de la Défense, à la Conférence sur la défense et la sécurité, le 19 février 2016. (Nicolas Laffont/45eNord.ca)
Le général Jonathan Vance, chef d’état-major de la Défense, à la Conférence sur la défense et la sécurité, le 19 février 2016. (Nicolas Laffont/45eNord.ca)

Le général Jonathan Vance, chef d’état-major de la Défense, est sorti quelque peu de sa réserve en tentant d’expliquer pourquoi il ne fallait pas tomber dans le piège de vouloir définir la mission en Irak autrement que par une mission de soutien.

Le débat fait rage en ce moment même à la Chambre des Communes, suite au renouveau de la mission canadienne en Irak et en Syrie.

«Nous sommes un parti légal dans un conflit armé… Mais la technique que nous utilisons est relativement nouvelle», a dit le général Vance.

Il a précisé à l’audience de militaires, anciens militaires et experts en matière de défense, que le concept même de conseil et assistance est nouveau et qu’il fallait encore déterminer comment le caractériser.

Lors du débat à la Chambre des Communes cette semaine, si les conservateurs estiment que la nouvelle stratégie est un recul, le NPD a pesté contre cette mission qui est à ses yeux «du combat».

Le général Vance a rejeté l’affirmation comme quoi on tentait de redéfinir ce qu’est une mission de combat, estimant être un expert en combat, et qu’il faut arrêter de vouloir chercher à définir ou redéfinir la mission.

Il a ainsi donné l’exemple de missions de maintien de la paix, qui n’étaient pas considérées comme des opérations de combat, mais qui ont fini par du combat.

En Irak, les conseillers militaires des forces spéciales accompagnent régulièrement les forces kurdes sur la ligne de front et sont à risque. C’est ainsi qu’en décembre dernier, des centaines de djihadistes avaient lancé une série d’attaques massives sur des positions kurdes. Des militaires canadiens qui étaient avec des kurdes ont alors dû se défendre et répliquer. De plus, des militaires sont en train et vont continuer à marquer des cibles pour les frappes aériennes.

Alors, combat ou non combat?

Libye

D’une façon ou d’une autre, le Canada participera à la résolution de la crise en Libye qui fait face à la menace croissante de la propagation du groupe État islamique.

«Je ne sais pas si nous serons impliqués militairement, mais nous allons certainement être impliqués d’une certaine manière, parce que la Libye se trouve au carrefour des choses très importantes et dangereuses qui se produisent dans le monde», a ainsi lancé le général Vance.

Il a aussi précisé que la situation en Libye affecte l’Europe et l’Afrique, et même «nos forces déployées dans la MFO [Observateurs de la Force multinationale] dans le Sinaï».

Fondateur de 45eNord.ca, Nicolas est passionné par la «chose militaire». Il suit les Forces armées canadiennes lors d'exercices ou d'opérations, au plus près de l'action. #OpNANOOK #OpATTENTION #OpHAMLET #OpREASSURANCE #OpUNIFIER #OpIMPACT

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