La plupart des bases militaires plus nécessaires pour l’accueil de réfugiés

Le sergent Ryan Stacey examine les planches de bois qui serviront à construire une unité d’habitation destinée aux réfugiés syriens qu’accueillera le Canada, à la BFC Valcartier, le 21 novembre 2015. (Cpl Nicolas Tremblay/Section imagerie Valcartier)
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À Valcartier, les militaires se tiennent prêts à accueillir si nécessaire les réfugiés sur le camp de cadets. (Nathalie Corneau/45eNord.ca)
À Valcartier, même si certains préparatifs ont eu lieu, le gouvernement ne s’attend pas à y envoyer des réfugiés. (Archives/Nathalie Corneau/45eNord.ca)

Malgré ce qu’ont pu annoncer certains médias, dont 98,5FM (reprenant les informations de TheRebel), les contribuables canadiens n’auront pas à débourser 46 millions $ pour accueillir 3.000 réfugiés syriens sur la base de Valcartier.

Quatre des six bases qui ont été mobilisées depuis début décembre pour accueillir potentiellement jusqu’à 15.000 réfugiés ont d’ores et déjà levé leur état de préparation élevé (Meaford, Borden, Petawawa et Trenton). Le capitaine Julie Brouillette, officier des affaires publiques à la Base Valcartier, a indiqué que la base restait encore en haute disponibilité jusqu’à ce que Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada le décide. Il reste également Kingston, en Ontario.

Le capitaine Thomas Edelson, officier des affaires publiques au Commandement des opérations interarmées du Canada, a précisé à 45eNord.ca que «sur la base de l’évaluation de Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada, seules ces deux bases restent en haute disponibilité opérationnelle» puisque leur capacité d’accueil serait suffisant pour un maximum de 3.000 réfugiés au total. C’est donc un retour à la normale pour les quatre autres bases. Aucun militaire n’a été déplacé à Meaford, Borden, Petawawa et Trenton, tandis qu’une dizaine de soldats qui étaient en entraînement à Valcartier ont du être relocalisé sur la base, et peu aussi l’ont été à Kingston.

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Selon TheRebel, du très controversé Ezra Levant, Valcartier devait accueillir à elle-seule 3.000 réfugiés sur une période de 180 jours, d’après des documents obtenus en vertu de la Loi sur l’accès à l’information. Or, les documents en question ne sont que des estimés d’un maximum, remontant au tout début de l’Opération PROVISION, en novembre 2015. Les Forces armées canadiennes ont l’habitude d’évaluer plusieurs options et scénarios avant toute action.

Or, à moins de trois semaines de la fin de l’engagement libéral de faire venir 25.000 réfugiés syriens, et en date du 11 février, ce sont environ 19.500 réfugiés qui seront arrivés au Canada, dont 11.000 parrainés par le gouvernement. Et, selon les plans de vols à venir, il n’y aura pas de bousculade dans les prochains jours.

Il serait donc étonnant que Valcartier accueille 3.000 réfugiés sur 4.000, alors qu’il reste 19 jours pour les faire venir.

«À l’heure actuelle, aucun des réfugiés ne devrait se retrouver sur une BFC (bases des Forces canadiennes)», a d’ailleurs expliqué Jessica Séguin, porte-parole du ministère de l’Immigration. «Nous espérons que nous pourrons continuer à envoyer des gens à leur communauté de destination peu après leur arrivée au Canada plutôt que des lieux d’hébergement provisoires, mais nous sommes prêts en cas de besoin».