RÉACTION ROYALE 16: les GBT Montréal et Québec se déploient (PHOTOS)

L’une de principales tâches que le Groupe-bataillon territorial – Québec a eu à accomplir a été la sécurisation des installations de la BFC Bagotville dans le cadre de l’exercice Réaction Royale 2016. La pose de barbelés, que nous voyons ici, permet de limiter les accès à la BFC Bagotville. (Caporal Camila Belley-Cloutier/35 GBC)
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45eNord.ca s’est entretenu avec les commandants des GBT Montréal et Québec, alors que leurs formations sont déployées cette fin de semaine dans le cadre de l’exercice RÉACTION ROYALE 16, après avoir discuté il y a quelques jours avec le commandant de l’UII.

Le lieutenant-colonel Jonathan Chouinard commande les Voltigeurs de Québec, mais il a aussi cette année la lourde tâche de rendre opérationnel le Groupe-bataillon territorial Québec.

Comme la mission des GBT est de répondre à n’importe quelle crise majeure au Québec, sur demande des autorités, le spectre possible des opérations est large. Pour l’entraînement à ce large spectre de possibilités, si «la doctrine ne couvre pas tout, on a quand même des paramètres, on a des guides», précise donc Jonathan Chouinard.

L’exercice de validation est combiné à un plus gros exercice à travers tout le Québec: RÉACTION ROYALE 16. L’Unité d’Intervention Immédiate s’est ainsi déployée dans le grand nord, et le Groupe-compagnie d’intervention en Arctique prend le relais en ce moment-même.

Plus au sud, c’est au Saguenay et à Saint-Jean-sur-Richelieu que les Groupe-bataillon territoriaux se sont déployés cette fin de semaine.

Près de 200 militaires, majoritairement des réservistes du 35e Groupe-brigade du Canada, sont ainsi sur le terrain dans la région de Saguenay, principalement sur la Base des Forces canadiennes Bagotville et au manège militaire du Régiment du Saguenay.

Au détour d’une conversation, le lieutenant-colonel souligne que l’exercice est un formidable terrain d’apprentissage pour ces soldats, mais, également, que la Réserve de Québec est en mode recrutement actif en ce moment. «On a au moins une centaine de postes à combler d’ici la fin mars!», a-t-il dit.

[toggle title= »Le scénario de RÉACTION ROYALE 16 » load= »hide »]Un groupe écologique radical, déterminé à miner la crédibilité du gouvernement fédéral et de l’armée en réduisant leur capacité à maintenir l’ordre, a commencé à mener des actions dans l’Arctique.

Visant surtout des installation militaires et des infrastructures critiques au Québec, le groupe pourrait prendre de l’expansion dans les autres provinces.

Débordées suite à un naufrage dans le nord du Québec, les autorités ont demandé aux Forces armées canadiennes d’intervenir pour les supporter et aider dans l’aide humanitaire aux populations.

Plusieurs cellules sont actives au sud, dans le Grand Montréal et au Saguenay.[/toggle]

Pour le lieutenant-colonel David Shane, commandant du 4e Bataillon Royal 22e Régiment, qui a aussi la tâche de commander le Groupe-bataillon territorial Montréal, l’expérience est extrêmement enrichissante et formatrice. «C’est un autre champ d’activités et de compétences par rapport à ce que l’on fait lors d’entraînement de guerre conventionnelle», explique-t-il.

Ayant passé la fin de semaine dernière dans le processus de planification opérationnelle, le GBT Montréal s’est ensuite déployé au Collège militaire à Saint-Jean-sur-Richelieu dans le cadre de la grande mission à travers tout le Québec.

Dans le cadre du scénario, de nombreux incidents se sont déroulés durant le déploiement. D’un bris de sécurité avec un soldat publiant des informations classifiées sur Facebook, au décès de la mère d’un soldat, en passant par un survol de la base par un drone ennemi, ou même des membres du groupe terroriste qui forcent l’entrée de la base… «Ça met vraiment à l’épreuve tous les officiers d’état-major et selon le type d’incident, on voit quelles sont les actions à prendre […] C’est assez intense je vous dirais. Ya beaucoup plus d’incidents que ce qui arriverait dans la vraie vie, mais l’objectif c’est de s’assurer que chaque métier, chaque officier d’état-major, s’exerce.»

«La force de la Réserve, c’est qu’on a tous un autre métier dans le civil. On fais de l’appui aux forces de l’ordre, alors je suis en territoire connu, je fais pas semblant de ne pas connaître mes affaires. Dans mon autre job, je suis le commandant du Groupe tactique d’intervention de la Police de Montréal».