Syrie: l’ONU espère livrer de l’aide aux villes assiégées «sans tarder»

Un convoi humanitaire transportant de l'aide médicale près de la ville syrienne Zabadani à 50 km de Damas, le 18 octobre 2015. Le régime syrien autorise pour la première fois depuis cette date un autre convoi d'aide humanitaire à entrer dans Madaya. (CICR)
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Un convoi humanitaire transportant de l'aide médicale près de la ville syrienne Zabadani à 50 km de Damas, le 18 octobre 2015. Le régime syrien autorise pour la première fois depuis cette date un autre convoi d'aide humanitaire à entrer dans Madaya. (CICR)
Un convoi humanitaire transportant de l’aide médicale près de la ville syrienne Zabadani à 50 km de Damas, le 18 octobre 2015. (Archives/CICR)

L’ONU a indiqué vendredi qu’elle espérait pouvoir livrer de l’aide à la population des villes assiégées de Syrie « sans tarder », à la suite de l’accord sur une « cessation des hostilités » trouvé à Munich par le Groupe international de soutien à la Syrie (ISSG).

La première réunion de la « task force sur l’accès humanitaire en Syrie » s’est tenue vendredi après-midi à Genève en présence de représentants des 17 pays membres de l’ISSG et sous la présidence de Jan Egeland, principal conseiller de l’émissaire des Nations unies pour la Syrie, Staffan de Mistura.

Dans un communiqué, le bureau de M. de Mistura a indiqué que la première étape importante était d’obtenir l’accès aux villes assiégées par les différentes parties au conflit en Syrie.

« Nous espérons obtenir cet accès sans tarder », a déclaré M. Egeland. « Nous attendons cela depuis longtemps », a-t-il ajouté.

L’ONU a rappelé que sur 116 demandes d’accès aux villes assiégées, seule une douzaine a été satisfaite par les autorités syriennes.

Les Etats-Unis et la Russie sont tombés d’accord dans la nuit de jeudi à vendredi à Munich sur une « cessation des hostilités » en Syrie dans un délai d’une semaine afin de relancer le processus de paix et de stopper l’exode de civils.

À l’issue de cinq heures d’intenses négociations, les deux pays et leurs principaux alliés au sein du ISSG ont aussi décidé un accès accru et « immédiat » de l’aide humanitaire aux civils en détresse.

L’ISSG a mis sur pied deux « task forces » chargées de la cessation des hostilités et de l’aide humanitaire.

Les négociations intersyriennes, suspendues début février à Genève en raison d’une offensive du régime appuyée par l’aviation russe sur les rebelles, doivent par ailleurs « reprendre dès que possible », a dit pour sa part le chef de la diplomatie américaine, John Kerry.

M. de Mistura a fixé au 25 février la date de la reprise de ces discussions.