Turquie: 18 attentats suicides déjoués depuis le début de l’année, souligne le ministre de l’intérieur

Le ministre de l'Intérieur Efkan Ala, le Premier ministre Ahmet Davutoglu, le gouverneur d'Ankara Mehmet Kiliclar et le ministre de la Défense Ismet Yilmaz le 19 février 2016 sur le lieu de l'attentat, commis deux jours plus tôt à Ankara. (POOL/AFP/UMIT BEKTAS)
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Le ministre de l'Intérieur Efkan Ala, le Premier ministre Ahmet Davutoglu, le gouverneur d'Ankara Mehmet Kiliclar et le ministre de la Défense Ismet Yilmaz le 19 février 2016 sur le lieu de l'attentat, commis deux jours plus tôt à Ankara. (POOL/AFP/UMIT BEKTAS)
Le ministre de l’Intérieur Efkan Ala, le Premier ministre Ahmet Davutoglu, le gouverneur d’Ankara Mehmet Kiliclar et le ministre de la Défense Ismet Yilmaz le 19 février 2016 sur le lieu de l’attentat, commis deux jours plus tôt à Ankara. (POOL/AFP/UMIT BEKTAS)

Les forces de sécurité turques ont déjoué 18 projets d’attentats suicides depuis le début de l’année 2016, dans un pays où l’état d’alerte antiterroriste a été renforcé, a affirmé dimanche le ministre de l’Intérieur Efkan Ala.

« Depuis le début de l’année, 18 attentats suicides ont été déjoués. Nous ne rendons pas publiques la plupart de ces tentatives avortées », a assuré le ministre, interrogé par la chaîne Haber 7.

Efkan Ala n’a pas donné davantage de précisions sur ces projets, mais il a mentionné que trois voitures bourrées d’explosifs avaient été saisies par les forces de sécurité, dont une sur le site de l’université du Bosphore à Istanbul.

Vingt-neuf personnes ont été tuées le 17 février dans un attentat suicide à la voiture piégée visant des véhicules militaires dans le cœur de la capitale Ankara, qui a été revendiqué par une faction kurde radicale, les Faucons de la liberté du Kurdistan (TAK), proche du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK, interdit).

« J’ai immédiatement ouvert une enquête interne pour déterminer si une erreur individuelle ou collective avait été commise », a souligné le ministre de l’Intérieur, interrogé sur une éventuelle faille des services de sécurité lors de l’attentat d’Ankara.

En 2015, la Turquie a été frappée par quatre attentats à la voiture piégée, à Ankara, Istanbul, dans le sud-est et à la frontière syrienne, tous attribués aux djihadistes du groupe État islamique (EI).