Un homme de 48 ans mortellement happé par une camionnette du 34e Bataillon des services

Un MilCOTS Silverado (de l'anglais "Militarized Commercial Off-The-Shelf"), comme celui qui a happé mortellement un conducteur mde bus le 20 févirer sur l'autoroute 10 à la hauteur de Carignan, en Montérégie. Le MilCOTS est utilisé par les unités de la Force de réserve à des fins militaires intérieure au Canada et non utilisé à l'étranger. (WikiCommons)
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Un MilCOTS Silverado (de l'anglais "Militarized Commercial Off-The-Shelf"), comme celui qui a happé mortellement un conducteur mde bus le 20 févirer sur l'autoroute 10 à la hauteur de Carignan, en Montérégie. Le MilCOTS est utilisé par les unités de la Force de réserve à des fins militaires intérieure au Canada et non utilisé à l'étranger. (WikiCommons)
Un MilCOTS Silverado (de l’anglais « Militarized Commercial Off-The-Shelf »), comme celui qui a happé mortellement un conducteur mde bus le 20 février sur l’autoroute 10 à la hauteur de Carignan, en Montérégie. Le MilCOTS est utilisé par les unités de la Force de réserve à des fins militaires intérieures au Canada et non utilisé à l’étranger. (WikiCommons)

Claude Davidson, un passager sorti d’un autobus qui avait dérapé et se trouvait près de la chaussée a été happé mortellement par une camionnette militaire de type MilCOTs Silverado conduite par un réserviste du 34e Bataillon des services basé à Saint-Hubert.

Le militaire, dont l’identité ne peut être révélée, a perdu le contrôle de son véhicule sur l’autoroute 10, direction Est à la hauteur de Carignan en Montérégie, sur la Rive-Sud de Montréal, samedi matin vers 6h40 alors qu’il se dirigerait vers Farnham.

Un autobus du Réseau de transport de Longueuil (RTL) avait préalablement fait une sortie de route en raison des mauvaises conditions météorologiques et de fortes bourrasques sur cette autoroute à la hauteur de Carignan, probablement en raison des fortes bourrasques. L’autobus transportait une quinzaine d’employés du groupe des loisirs du RTL qui se rendaient à Lac-Mégantic pour faire de la raquette.

Cinq personnes ont été légèrement blessées lors de l’impact. C’est alors qu’un passager est malencontreusement sorti de l’autobus qui se trouvait près de la chaussée et a été happé par la camionnette militaire. L’homme de 48 ans, un chauffeur d’autobus du RTL, est mort sur le coup. Un témoin de la collision a aussi subi un violent choc nerveux, rapportent les médias.

Les autorités militaires ont été prévenues par courtoisie et la police militaire s’est immédiatement rendue sur les lieux, mais c’est bien sûr la Sûreté du Québec qui mène l’enquête.

Les tests pour s’assurer que le conducteur de la camionnette militaire n’était pas intoxiqué n’ont pas eu à être effectués puisque rien ne laissait croire que le jeune militaire puisse être intoxiqué. «Les conditions routières sont en partie responsables [de l’accident], mais en partie seulement, puisqu’on doit examiner l’ensemble des facteurs, dont la conduite et les déplacements de véhicule», a plutôt indiqué à 45eNord.ca le sergent Daniel Thibaudeau, porte-parole de la Sûreté du Québec (SQ).

Le militaire, qui n’a pas été blessé, n’a donc pas été arrêté et l’enquête de la Sûreté qui porte  sur cette collision mortelle n’est absolument pas de nature criminelle, nous a encore assuré le sergent Thibodeau.

Du côté des Forces armées canadiennes « On va mener une enquête à l’interne pour savoir quelles sont les circonstances qui ont mené à l’accident et si quelque chose aurait pu être fait pour éviter un tel accident », a déclaré pour sa part le major Yves Desbiens, porte-parole de la 2e Division du Canada.

Par mesure de précaution, le commandant du Bataillon, le lieutenant-colonel Mario Saint-Denis, a quant à lui tout de suite envoyé le militaire subir des tests à l’hôpital après l’incident pour s’assurer que tout allait bien, même s’il ne semblait pas en état de choc. Au moment d’écrire ses lignes, les Forces armées canadiennes attendaient toujours les résultats de ces tests pour savoir si le réserviste reprendra du service, et quand.

Entre temps, comme il est d’usage dans les Forces armées canadienne, le padre a été prévenu et la chaîne de « soutien » s’est tout de suite mise en branle pour aider le réserviste en ces moments difficiles.

Le 34e Bataillon des Services est une unité de Réserve de l’Armée canadienne. Son mandat principal consiste à offrir les services logistiques nécessaires (approvisionnement, vivres, entretien d’armes et de véhicules, transport, gestion des ressources, etc.) au soutien des unités de combat du 34e Groupe-brigade du Canada, afin qu’elles puissent demeurer opérationnelles et ainsi, accomplir leurs missions.