35 millions $ à Seaspan pour avancer dans la construction des navires de soutien interarmées

Annonce de l'attribution de deux contrats à Seaspan, le 14 mars 2016. (SPAC)
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Annonce de l'attribution de deux contrats à Seaspan, le 14 mars 2016. (SPAC)
Annonce de l’attribution de deux contrats à Seaspan, le 14 mars 2016. (SPAC)

Dans le cadre de la Stratégie nationale de construction navale (SNCN), la ministre des Services publics et de l’Approvisionnement, Judy M. Foote, a annoncé aujourd’hui un financement de 65,4 millions $ attribué à Vancouver Shipyards Co. Ltd pour deux contrats.

Les deux nouveaux contrats annoncés concernent les navires hauturier de recherches océanographiques et les navires de soutien interarmées.

Pour le contrat de 35,4 millions $ des navires de soutien interarmées, l’annonce doit permettre à Vancouver Shipyards Co. Ltd. d’embaucher des fournisseurs et de choisir l’équipement nécessaire pour mettre au point la conception du navire de soutien interarmées et puis de le construire.

La valeur du contrat augmentera au fur et à mesure que la conception progresse et que d’autres engagements sont pris à l’égard des achats d’équipement.

Parmi le premier groupe d’éléments nécessitant un long délai de livraison, on y trouve des systèmes de propulsion, des génératrices, des standards téléphoniques et d’autres pièces spécialisées.

Les navires de soutien interarmées font partie du lot de travaux visant les navires non destinés au combat dans le cadre de la Stratégie nationale de construction navale. Le budget attribué à ce projet s’élève à 2,3 milliards $. Ces navires seront construits après les navires hauturiers de recherches halieutiques et le navire hauturier de recherches océanographiques. Le premier navire de soutien interarmées sera livré en 2020 et sera opérationnel plus tard la même année. Le deuxième navire devrait être livré un an plus tard et être opérationnel à la fin de 2021.

Ces navires remplaceront les pétroliers ravitailleurs de la classe Protecteur de la Marine royale canadienne, qui ont récemment été retirés du service.

De son côté, le chantier naval de Lévis, sur la Rive-Sud de Québec, a déposé le 24 février une offre non sollicitée — estimée à environ un milliard $ — pour le contrat fédéral de brise-glaces et de navires polyvalents de la Garde côtière.

La ministre de l’Emploi, du Tourisme et de la Formation professionnelle et ministre responsable du Travail de Colombie-Britannique Shirley Bond estime l’offre de la Davie «inacceptable» puisqu’il s’agit d’un contrat déjà attribué. «Nous sommes confiants que Seaspan pourra livrer sur ses contrats et nous sommes heureux de voir que les engagements de Seaspan, dans le cadre de la Stratégie nationale de construction navale sont ciblés et sur la bonne voie», a-t-elle réagit par voie de communiqué.

Le PDG de Seaspan, Jonathan Whitworth, affirme que l’offre de la Davie n’est rien de moins qu’une tentative pour ébranler la stratégie fédérale qui prévoit de confier les contrats militaires à Irving et les contrats civils à Seaspan.