Toronto: un homme arrêté pour «crainte d’acte terroriste» et «port d’une arme dissimulée»

La GRC, à l'avant-garde de la lutte au terrorisme au Canada (Archives/Dickelbers/WikiC)
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La GRC, à l'avant-garde de la lutte au terrorisme au Canada (Archives/Dickelbers/WikiC)
La GRC, à l’avant-garde de la lutte au terrorisme au Canad. (Archives/Dickelbers/WikiC)

Aujourd’hui samedi 26 mars, à la suite d’une enquête criminelle exhaustive reliée à la sécurité nationale, l’Équipe intégrée de la sécurité nationale (EISN) de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) à Toronto a arrêté un individu en vertu du Code criminel du Canada, annonce la police fédérale canadienne.

Avec l’approbation du Procureur général du Canada, Kevin Omar Mohamed, âgé de 23 ans, a été arrêté pour Crainte d’acte terroriste en vertu de l’article 810.011 du Code criminel du Canada, dit le communiqué de la police fédérale. Il a également été accusé pour Port d’une arme dissimulée, en vertu de l’article 90(2)(a), et pour possession d’une arme dangereuse à la paix publique, en vertu de l’article 88(2)(a).

Il est présentement détenu et sera déféré mardi devant le tribunal de Brampton (ouest de Toronto) pour sa mise en accusation formelle.

La police canadienne a également précisé que cette arrestation n’est aucunement reliée aux attentats terroristes survenus plus tôt cette semaine en Belgique.

La police fédérale indique qu’elle ne fera aucun autre commentaire pour le moment.

Donnant à croire que la personne interpellée pouvait être sur le point de partir rejoindre les rangs de groupes djihadistes ou même être de retour au Canada après avoir fait partie de ces groupes, la surintendante Lise Crouch, officier adjointe responsable des Opérations criminelles de la GRC en Ontario, a toutefois déclaré: « Cette arrestation est une exemple démontrant notre capacité de pouvoir faire face à une menace qui est multidimensionnelle et en constante évolution. Quoique rien ne laissait présager qu’un attentat soit commis en sol canadien, nous continuons à être engagés afin de prévenir que des individus voyagent à l’étranger pour acquérir des connaissances pouvant être utilisées dans la planification et la mise en œuvre de futures attaques au pays ».

Il y a un mois, Michel Coulombe, directeur du Service canadien de renseignement de sécurité (SCRS), avait assuré qu’une soixantaine de Canadiens étaient rentrés après avoir rejoint à l’étranger les rangs d’organisations classées « terroristes » par le gouvernement canadien. Il avait estimé que 180 autres.

*Avec AFP